L'Europe

Les Arméniens rejoignent les groupes paramilitaires

Malgré un cessez-le-feu conclu mercredi soir sous l’égide de la Russie, la tension entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan continue d’inquiéter. La population arménienne craint que les combats ne reprennent, à plus grande échelle. De nombreux civils rejoignent les groupes paramilitaires pour aller au front. Reportage.

Le cessez-le-feu conclu dans la soirée du mercredi 14 septembre entre Erevan et Bakou tient mais reste fragile, après les affrontements frontaliers meurtriers qui ont opposé les forces des deux ex-républiques soviétiques du Caucase en début de semaine autour de l’enclave du Haut- Karabakh.

En Arménie, le gouvernement du Premier ministre Nikol Pashinyan est largement critiqué depuis sa défaite dans la guerre du Haut-Karabakh en 2020 pour ne pas avoir modernisé et renforcé son armée.

Et la tension entre les deux républiques caucasiennes continue d’inquiéter. La population arménienne craint que les combats ne reprennent à plus grande échelle.

« Pas d’expérience militaire »

Depuis l’offensive azerbaïdjanaise du 13 septembre, les civils arméniens sans aucune formation militaire sont de plus en plus nombreux à vouloir s’entraîner pour défendre leur pays contre l’Azerbaïdjan. La plupart sont encerclés par le plus grand groupe paramilitaire du pays appelé Voma.

Aram, 18 ans, n’attend qu’une chose : être envoyé au front. « Nous n’avons pas peur. Vous voyez tous ces gens, ils sont prêts. Si je peux, j’irai tout de suite. Donnez-moi une arme », explique-t-il, ajoutant que la guerre « dure depuis des années et des décennies et qu’elle continuera pendant des décennies. Cela ne finira jamais.

Le groupe de combattants auquel il appartient attend le feu vert du ministère arménien de la Défense pour se diriger vers la frontière, où le cessez-le-feu reste fragile.

Vaghenak Vartan, instructeur, se veut prudent. « Nous voulons tester leur capacité à s’opposer à l’ennemi car beaucoup d’entre eux n’ont aucune expérience militaire. »

Un cessez-le-feu fragile

Les deux pays, qui rejettent la responsabilité de ces nouveaux combats, ont prévenu que les bilans risquaient de s’alourdir.

Pendant des décennies, ils se sont opposés, parfois par les armes, au sujet du Haut-Karabakh, une enclave en territoire azerbaïdjanais internationalement reconnue comme faisant partie de l’Azerbaïdjan, mais peuplée et contrôlée, jusqu’au conflit de 2020, par des Arméniens.

L’Arménie accuse l’Azerbaïdjan d’avoir attaqué et saisi des localités même sur son territoire, au-delà du Haut-Karabakh, cette semaine. L’Azerbaïdjan, pour sa part, affirme avoir répondu aux « provocations » arméniennes.


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