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Les anti-Nupes tentent de se fédérer

C’est la semaine de tous les paradoxes du Parti socialiste. Lundi, en défendant la motion de censure présentée par les Nupes, Olivier Faure a interpellé Élisabeth Borne : « Si vous souhaitez trouver des points d’accord avec les socialistes, comprenez d’abord que notre raison d’être n’est pas l’abdication devant les forces du capital. » Le premier secrétaire du PS, en soldat assidu du Nupes, sort en rupture avec le discours social-libéral depuis le lancement de l’alliance des gauches. Une clarification qui n’est pas sans créer des divisions en interne au PS. Après les 80 candidats dissidents aux législatives, pour l’heure toujours suspendus par la direction, les opposants au Nupes tentent de se fédérer. Samedi, ils ont été réunis par Stéphane le Foll, sur ses terres sarthoises, à Arnage. Une rencontre pour « de réfléchir à la reconstruction de l’espace politique béant abandonné entre la France insoumise (FI) et la Macronie », résume Pierre Pribetich. « On ne se reconnaît pas dans les Nupes », poursuit le membre du bureau national du PS, proche du maire du Mans, qui entend bâtir un « nouvelle fédération de la gauche sociale, écologique et européenne ».

François Hollande a voulu soutenir ce rassemblement

« La gauche se cherche et il faut lui donner une nouvelle voie, assure Stéphane Le Foll. Avec la logique de l’insoumission, on envoie les classes populaires et moyennes au RN. » Pour ces opposants, les limites ne résident pas tant dans l’attitude des députés FI que dans le programme de rupture du Nupes. « On peut promettre le Smic à 1 500 euros, mais ce n’est pas viable économiquement. L’objectif est de changer la vie des gens en tenant compte des réalités économiques », mesure Pierre Pribetich. Samedi, dans la Sarthe, étaient présents l’ancien premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, le président de la région bretonne, Loïg Chesnais-Girard, démissionnaire du PS, et la maire de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy. Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve ont exprimé leur soutien par vidéo. François Hollande, qui s’est excusé, a également tenu à soutenir ce rassemblement visant à reconstruire un « gauche du gouvernement ». « Au PS, il n’y a plus grand-chose à perdre, il ne reste plus rien », lâche l’ex-président, pourtant principal fossoyeur de sa formation.

En 2024, les élections européennes seront une étape clé

Encore au stade de projet, « cette fédération s’adressera aux socialistes, aux radicaux de gauche et aux écologistes parmi lesquels il y a une rupture entre les positions de Sandrine Rousseau et de Yannick Jadot », mesure Pierre Pribetich. Et d’ajouter : « Le PS et Olivier Faure ont choisi d’être les supplétifs de Jean-Luc Mélenchon. Cet alignement est une catastrophe pour nos valeurs européennes et les propositions réalistes faites pour répondre aux attentes des couches populaires. » Si Stéphane Le Foll affirme n’avoir aucun avis sur le congrès du PS, prévu en fin d’année, les élections européennes de 2024 seront une étape clé. « Nous y défendrons le programme du Parti des socialistes européens », prévient le membre du bureau national. Surtout, tous les regards sont tournés vers la prochaine élection présidentielle. « A nous de faire souffler à nouveau le vent du progrès », poursuit le Manceau, qui ne semble pas avoir compris les raisons de l’implosion du PS.

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