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L’Egypte revancharde, le Nigeria plein de confiance


Après une entrée très décevante dans la CAN-2022 contre le Nigeria, qui s’est soldée par une défaite (1-0), l’Egypte doit montrer un meilleur visage samedi face à la Guinée-Bissau. Dans l’autre match du groupe D, le Nigeria, qui a offert un match alléchant, peut déjà décrocher son billet pour les 8es face au Soudan.

L’Egypte a raté son entame de CAN-2022 en enregistrant une première défaite contre le Nigeria (1-0). Pour les Pharaons, sept fois champions d’Afrique, cette introduction est une nouvelle déception après le cauchemar d’une élimination à domicile en huitièmes de finale par l’Afrique du Sud, lors de la précédente édition.

La star de Liverpool Mohamed Salah a été particulièrement décevante, touchant très peu de ballons. Muselé par la défense nigériane, « Moh » Salah ne s’est créé qu’une occasion. A sa décharge, il n’a pas de partenaires du même calibre en équipe nationale qu’à Liverpool. Mohamed Salah a besoin de développer sa complicité avec ses partenaires en sélection s’il veut avoir une chance de croiser plus tard dans la compétition le Sénégal de son partenaire Sadio Mané.

Le sélectionneur égyptien Carlos Queiroz, embauché en septembre pour remplacer Hossam El-Badry, a reconnu que contre le Nigeria « la performance a été très mauvaise, c’est vrai, en première mi-temps nous n’étions pas sûrs du terrain ». Mais il soutient son dirigeant, « le meilleur joueur de la planète en ce moment », s’excusant même pour ce crime de lèse-majesté auprès de son « ami Cristiano Ronaldo », s’amuse le Portugais. L’entraîneur compte aussi sur la « mentalité de gagnant » que « Mohamed Salah a et peut inculquer à toute l’équipe ».

Et pour donner un nouveau souffle aux Pharaons, le match du samedi 15 janvier face à la Guinée-Bissau semble tout à fait à leur portée. En cours, les Lycaons abordent leur troisième CAN d’affilée, eux qui ne l’avaient jamais disputée auparavant, mais ils n’ont jamais gagné de match dans la compétition et restent sur un 0-0 face au Soudan.

Même si la formule à 24 équipes et le repêchage des quatre meilleurs troisièmes sur six ne menacent pas la qualification de l’Egypte, celle-ci risque déjà de trouver un adversaire très coriace à l’approche des huitièmes de finale, l’Algérie tenant le titre ou la Côte d’Ivoire. .

« C’est dur de se voir comme un favori »

De son côté, le Nigeria, autre poids lourd du groupe D, a créé la sensation pour ses débuts en CAN. En muselant l’Egypte, les Super Eagles ont produit la meilleure impression des prétendants au titre, malgré une dernière demi-heure terne. Lâché dans son couloir gauche, l’ailier nantais Moses Simon en a notamment fait voir de toutes les couleurs aux Pharaons. L’attaquant Kelechi Iheanacho a lui aussi marqué les esprits en signant un but somptueux, un enchaînement contrôle-récupération dans la lucarne.

Le Nigeria peut donc aborder son deuxième match face à la modeste équipe du Soudan en toute confiance. Mais pour l’entraîneur, Augustine Eguavoen, son équipe doit garder la tête froide. « C’est vrai qu’on a pris les trois points contre l’Egypte, mais si vous voulez nous considérer comme les favoris, je pense que c’est trop tôt. On est concentré sur le prochain match. Voir comme favori, ce tournoi est un marathon et nous ne sommes qu’à lors du premier match », a-t-il tempéré vendredi en conférence de presse.

A ses côtés, Moses Simon a acquiescé : « Nous voulons prendre les matches les uns après les autres. Pour le moment, il est trop tôt pour dire que nous sommes favoris ». Le joueur a cependant reconnu que la sélection ne pouvait pas mieux commencer : « On est bien dans la tête. Il n’y a pas de petites équipes en Afrique, on va jouer pour gagner ». En cas de succès, les Super Eagles seront déjà qualifiés pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique.

Avec l’AFP


France 24 Sport

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