Nouvelles locales

L’économie du sport ne pèse que 0,5% du PIB (Ahmed Réda Chami)

Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Ahmed Réda Chami, a présenté, mercredi à Rabat, les principales conclusions et recommandations de son rapport intitulé « L’économie du sport : une source de croissance et d’emplois à valoriser » . Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le constat établi n’est pas encourageant. Selon M. Chami, le Maroc ne compte qu’entre 340 000 et 350 000 licenciés. Il assure également que l’économie du sport ne pèse que 0,5% du PIB national, loin derrière les 3% en Espagne.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) dresse un état des lieux sans concession de l’économie du sport au Maroc. Le président du Conseil, Ahmed Réda Chami, qui s’exprimait à ce sujet mercredi, a appelé à la transformation de toute la stratégie nationale du sport en une politique publique opérationnelle inscrite dans une loi-cadre.

« Nous devons établir un cadre organisationnel approprié basé sur une refonte de la loi sur l’éducation physique et les sports, identifiant tous les facteurs qui bloquent actuellement la mise en œuvre de ce projet », a-t-il déclaré. M. Chami a également précisé que le CESE a relevé des insuffisances dans le cadre légal et organisationnel qui n’incite pas à l’investissement, alors que le Maroc dispose d’une manne démographique avec une forte proportion de la population jeune et susceptible de pratiquer le sport. De plus, ce cadre organisationnel n’est pas adapté à tous les sports, a-t-il noté.

Par ailleurs, M. Chami a souligné que les Marocains n’ont pas encore intégré la culture du sport dans leurs habitudes quotidiennes et cela se traduit par le nombre de licenciés au Maroc qui ne dépasse pas 350.000, loin de l’objectif d’un million de pratiquants fixé en la stratégie 2008-2020. L’autre faiblesse pointée du doigt et à laquelle il faudra remédier est l’incapacité du système actuel à produire de manière durable de grands champions capables d’attirer les sponsors et les médias. Autrement dit, le Maroc ne compte pas de grands sportifs, devenus des marques de sport, comme peuvent l’être des grands noms comme Raphaël Nadal ou Roger Federer, Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo.

Certes, dit-il, le Maroc a des champions connus dans le monde, mais le système en place n’arrive pas à les produire de manière systématique. Et enfin, il a indiqué qu’il n’y a pas de statut juridique pour les sportifs professionnels et de haut niveau et cela entraîne la fuite des champions marocains à l’étranger. Tous ces handicaps, dit-il, font que l’économie du sport au Maroc ne pèse que 0,5% du PIB national, sachant que cette même économie contribue jusqu’à 3% au PIB de l’Espagne, par exemple.



lematin

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.
Bouton retour en haut de la page