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Nouvelles du monde

Le Salvador accueille Miss Univers alors que les manifestants dénoncent les arrestations massives


SAN SALVADOR (Reuters) – Au moins 300 personnes ont manifesté samedi au Salvador contre la répression anti-gangs qui, selon elles, mettait des innocents derrière les barreaux, quelques heures avant que le pays d’Amérique centrale accueille le concours de Miss Univers pour la première fois depuis 1975.

Certaines garanties constitutionnelles sont suspendues depuis mars 2022 dans le cadre d’un état d’exception controversé défendu par le président. Nayib Bukele. Cette décision a permis aux forces de sécurité de l’État d’arrêter plus de 70 000 membres présumés de gangs.

La répression est très populaire parmi les Salvadoriens et a contribué à réduire les taux de criminalité et d’homicides, attirant des événements internationaux comme Miss Univers, pour lequel le Salvador aurait investi 60 millions de dollars.

Des groupes de défense des droits de l’homme ont toutefois affirmé que la répression avait conduit à des arrestations arbitraires, à des actes de torture et à la mort de détenus.

Des manifestants dans la capitale San Salvador ont défilé samedi depuis le Monument à la Constitution de la ville jusqu’à un hôtel où séjournent des dizaines de délégués de Miss Univers.

« Nous voulons que Miss Univers voie que les Salvadoriens souffrent », a déclaré Guadalupe Avila, 67 ans, dont le fils Carlos, 27 ans, a été arrêté il y a 19 mois.

« Ce pays n’est pas ce qu’on leur a dit », a déclaré Avila, brandissant une pancarte avec des photos de son fils, un artiste, et des documents démontrant un casier judiciaire vierge.

Certains manifestants portaient des écharpes portant l’inscription « Miss Prisonniers politiques », « Miss Persécution » et « Miss Procès de masse », faisant référence à des procès collectifs annoncés pour des milliers de personnes arrêtées lors de la répression.

Des dizaines de policiers et de soldats gardaient le bâtiment et patrouillaient avec des véhicules blindés pendant que les manifestants manifestaient à l’extérieur.

(Reportage de Nelson Renteria ; édité par Chizu Nomiyama)

Gn En world

Gérard Truchon

An experienced journalist in internal and global political affairs, she tackles political issues from all sides
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