Skip to content
le retour groupé des écologistes

Les Verts sont de retour. Après la sévère défaite de Yannick Jadot à la présidentielle, les écologistes savourent leur retour sur les bancs de l’Assemblée nationale, notamment le mouvement Europe Écologie-Les Verts, absent depuis cinq ans. Pour peser dans une chambre remodelée, les 23 députés écologistes ont constitué un groupe politique autonome. Réunie le jeudi 23 juin, elle a décidé à l’unanimité de confier la « co-présidence » au secrétaire national d’EELV Julien Bayou, élu à Paris, et à la députée de l’Isère Cyrielle Chatelain.

« C’est le retour d’un groupe écologiste », « le plus grand groupe écologiste de l’histoire à l’Assemblée nationale », s’est félicité Julien Bayou à l’issue du second tour des législatives. Cette équipe, composée de 13 femmes et 10 hommes (16 EELV, 4 Génération-s, 2 Génération Écologie, et 1 NPD), fait ses premiers pas au Palais-Bourbon.

Trentenaires et personnalités plus expérimentées

Parmi eux, outre Julien Bayou, le numéro 2 d’EELV Sandra Regol, et l’ancienne candidate à la primaire écologiste, l’écoféministe Sandrine Rousseau, font leur entrée à l’Assemblée. Ils sont accompagnés de personnalités expérimentées, comme Delphine Batho, coordinatrice de Génération Écologie et ancienne ministre, réélue, Sophie Taillé-Polian, coordinatrice nationale de Génération-s qui passe du Sénat à l’Assemblée, et Éva Sas, de retour à le Palais-Bourbon après un premier mandat de 2012 à 2017.

Sophie Taillé-Polian a été nommée, par le groupe écologiste, vice-présidente en charge de l’intergroupe Nupes qui devra coordonner les positions des quatre groupes de la gauche.

Les écologistes apportent également de nouveaux visages au Parlement. Comme les trentenaires Lisa Belluco (Vienne), Cyrielle Chatelain (Isère), Julie Laernoes (Loire-Atlantique), 2e adjointe au maire de Nantes, et Marie Pochon (Drôme), co-initiatrice de L’Affaire du Siècle, à l’origine de l’action contre l’Etat pour inaction climatique. Ou comme les « quadras » Nicolas Thierry (Gironde), chef de file des écologistes de la région Nouvelle-Aquitaine, et Sébastien Peytavie (Dordogne), premier député en fauteuil roulant de la Ve République.

Un groupe environnemental de 2012 à 2016

Durant la législature qui vient de s’achever, il n’y avait pas de groupe parlementaire écologiste. Le précédent, qui était aussi le premier, s’était créé dans la foulée de la victoire de la gauche en 2012, avec 18 députés dont 9 d’EELV, grâce à un accord électoral avec le Parti socialiste. Il était présidé en alternance tous les six mois par Barbara Pompili et François de Rugy, avant leur départ d’EELV en 2015.

En mai 2016, ce groupe avait implosé, six députés écologistes « réformistes », favorables à la politique de François Hollande, ayant décidé de rejoindre le groupe socialiste. Parmi eux, François de Rugy, futur rallié à la macronie et président de l’Assemblée nationale en 2017. Ce fut un moment de « clarification » au sein de la famille EELV, point final d’une fracture ouverte en 2014. Les écologistes étaient profondément divisés depuis le refus de Cécile Duflot et Pascal Canfin de participer au gouvernement de Manuel Valls, formé en avril 2014.

New Grb1

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.