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Nouvelles locales

Le président turc Erdogan promet une invasion militaire dans le nord de la Syrie


L’exécutif turc a lancé une vaste offensive aérienne dans le nord de l’Irak et de la Syrie baptisée « Sword Claw », qui rassemble près d’une centaine d’avions et de drones. Ces nouveaux bombardements, qui ont débuté dimanche, visent plusieurs régions sous contrôle des forces kurdes syriennes (Unités de protection du peuple, YPG) et du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), accusés par Ankara d’avoir commis l’attentat qui a fait 6 morts et 81 blessés sur l’avenue Istiklal, le 13 novembre.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui prépare sa réélection et les élections législatives du printemps 2023, a de nouveau menacé d’élargir l’intervention mardi lors d’un discours : « Si Dieu le veut, nous les éliminerons bientôt avec nos soldats, nos canons et nos chars. Il s’agit de la sixième invasion de la Turquie depuis août 2016.

Dans une note, le directeur adjoint de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), Didier Billion, rappelle que « depuis mai, le président Erdogan ne cesse de répéter qu’il va lancer une nouvelle intervention militaire dans le nord de la Syrie pour combattre ces Car, au-delà des opérations militaires strictes, il y a des considérations politiques. Sur le théâtre syrien, la Turquie doit composer avec d’autres puissances et ni les États-Unis ni la Russie ne sont favorables à une intervention turque dans le nord du pays ».

40 morts dans des raids aériens

Face aux raids aériens de l’armée de l’air turque qui ont ciblé les villes de Kobané, Raqqa, Hassaké et Alep, plus d’une quarantaine de personnes auraient trouvé la mort. Les Etats-Unis ont appelé mardi à la « désescalade » pour « pour protéger les civils et soutenir l’objectif commun de vaincre ‘l’État islamique' », a déclaré le porte-parole du département d’État Ned Price dans un communiqué. Washington, Paris et Moscou avaient soutenu les forces kurdes des YPG notamment contre « l’Etat islamique » en Syrie et en Irak.

La Turquie, membre de l’Alliance atlantique (OTAN), a immédiatement réagi. Son ministre de la Défense, Hulusi Akar, a exigé que « tous nos interlocuteurs, les Etats-Unis en particulier », reconnaître ce « les YPG sont l’équivalent du PKK (reconnu comme terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux – ndlr) » et « arrêtez tout soutien aux terroristes ».

Juste avant le début d’une réunion tripartite entre la Russie, la Turquie et l’Iran sur la Syrie, au Kazakhstan, Moscou, qui a envahi l’Ukraine en février, a demandé à Ankara de montrer » retenue «. Alexandre Lavrentiev, envoyé spécial du président russe pour la Syrie, a appelé son partenaire turc à ne pas recourir à une « usage excessif de la force »pour « éviter l’escalade des tensions ». Lors de ce sommet, au format dit d’Astana, les autorités turques réitéreront leur volonté de parvenir à une « zone de sécurité » de plus de 30 km sur leur frontière sud.

Dans le nord de l’Irak, la Turquie a multiplié ces derniers mois les interventions illégales contre les Kurdes. Depuis 2005, la Constitution irakienne reconnaît une zone autonome. Téhéran a également procédé à de lourds bombardements au Kurdistan irakien et iranien depuis le début du soulèvement national contre le régime des mollahs fin septembre.

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