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Nouvelles locales

Le président Macron accélère les réseaux de trains de banlieue dans les villes françaises

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Le président français Emmanuel Macron a déclaré qu’il souhaitait voir des trains express régionaux, similaires au RER parisien, relier la banlieue et le centre dans dix zones métropolitaines. Le président n’a pas proposé de calendrier pour le développement, ni expliqué comment il pourrait être financé.

Le président Macron a déclaré que dans le cadre de l’engagement de la France en faveur de l’amélioration de l’environnement, il souhaite voir des réseaux de trains régionaux mis en place autour de dix grandes villes françaises.

« Nous devons décarboner nos déplacements quotidiens », a expliqué dimanche le dirigeant français à ses abonnés sur YouTube.

Un porte-parole présidentiel a ajouté que l’espoir est d’offrir un plus grand choix à ceux qui effectuent des trajets coûteux, frustrants et négatifs pour l’environnement en voiture privée vers et depuis les centres-villes.

« C’est une super idée, pour l’environnement, pour l’économie et pour la qualité de vie », insiste Macron, car cela réduira la pollution, les embouteillages et les pertes de temps et d’argent.

Mais le président n’a pas proposé d’objectifs précis. Son équipe a expliqué que plusieurs grands projets de transport urbain sont déjà en cours, soit physiquement, soit au stade de la planification.

Le domaine de la planification écologique est du ressort du Premier ministre, Elisabeth Borne.

Accueil prudent de l’initiative

Alors que l’annonce présidentielle a été largement saluée par les écologistes et les élus locaux, les critiques ont pointé le fait que 3 milliards d’euros, destinés au secteur ferroviaire, ont été retirés par le gouvernement de la législation sur les transports votée début novembre.

Bruno Gazeau, le président de la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut) se dit très favorable à ce projet, ce qui surprend un peu.

Gazeau dit que son organisation a demandé à plusieurs reprises au gouvernement de lancer ce genre de programme, pour forcer les villes et leurs environs à travailler ensemble.

« Mais le réseau ferroviaire va avoir besoin de beaucoup plus d’argent », prévient-il. « Attendons de voir les détails. »

Quelques villes déjà identifiées

Lille, Strasbourg, Bordeaux, Lyon et Marseille font partie des villes déjà visées par une importante mise à niveau de leurs infrastructures de transport public.

Les maires d’autres villes ont réagi à l’initiative présidentielle en proposant que leurs pôles urbains méritent d’être pris en considération.

Rennes en Bretagne et la ville alpine de Grenoble ont été parmi les plus enthousiastes, Grégoiry Doucet, Maire de Rennes, tweetant en anglais « Make the train great again !

La région Ile-de-France qui entoure Paris dispose déjà d’un vaste réseau ferroviaire de banlieue, le Rapide Régional Express, ou RER.

La présidente de région Valérie Pécresse se dit surprise par le projet présidentiel qui mettra dix ans à se mettre en place. Elle n’arrive pas à boucler son budget pour l’année prochaine et souhaite faire passer le prix des abonnements mensuels de 75 € à 180 €.

Un responsable de la ville de Lille se dit stupéfait par l’annonce de Macron.

« Le gouvernement n’a pu trouver que 400 millions d’euros pour la branche réseau de la SFN, alors même que le matériel est en ruine et qu’il lui faut 10 milliards d’euros chaque année pour le remettre à niveau », estime Franck Dhersin, vice-président régional. en charge des transports pour le nord de la France.

difficultés financières

Une commission gouvernementale sur l’orientation des dépenses d’infrastructures entre 2025 et 2032 doit rendre son rapport mi-décembre.

François Durovray, membre de l’opposition de droite de cette commission, prévient que les implications financières sont énormes.

« Si vous voulez des systèmes ferroviaires rapides dans dix villes, vous aurez besoin de plus de 30 milliards d’euros au cours des cinq prochaines années », dit-il. « C’est plus du double du montant prévu. »

Le patron de la Société nationale des chemins de fer, Jean-Pierre Farandou, est encore moins optimiste, affirmant qu’il faudra 100 milliards d’euros sur 15 ans pour que la France double le nombre de voyageurs en train.

Le président Macron, qui veut marquer ce deuxième mandat par une série de succès environnementaux, termine sa présentation YouTube en promettant que ses ministres transformeront ces grandes décisions en actions concrètes.

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