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le plan d’un restaurateur filmé en un plan séquence époustouflant


La cuisine est un sujet récurrent au cinéma et les médias ne s’en sont jamais autant amusés. Dans son deuxième film, Le chef Sorti le mercredi 19 janvier, le réalisateur britannique Philip Barantini campe un homme en proie à son stress de restaurateur, en un plan-séquence d’une heure et demie. Au-delà de la prouesse technique, une histoire époustouflante filmée en cuisine sous tension.

Andy, chef étoilé, retrouve sa brigade avant le coup de feu dans son restaurant gastronomique le vendredi avant Noël, la soirée phare de l’année. Les conflits s’accumulent : son second est sur la sellette, des influenceurs lui commandent quatre steaks, un créancier lui demande de devenir son associé, sans compter une clientèle exigeante qui ne cherche qu’à le faire tomber…

De son vélo, portatif jusqu’à l’oreille, jusqu’au bout au pied de son réchaud, la caméra ne quitte pas Andy McLeod, ce chef empêtré entre son restaurant, sa vie de famille brisée, son équipe et des clients impossibles. Une performance impressionnante de Stephen Graham habite tout le film, tourné dans des conditions comparables à une représentation théâtrale, puisque le plan séquence appelle la même continuité de jeu, en une seule prise, en un plan sans coupures.

Au-delà de la prouesse technique, c’est l’écriture qui dynamise le film. La dramaturgie nourrit une progression chronométrée. La caméra à l’épaule n’est pas déstabilisante tant les travellings sont fluides, les cadrages ajustés au millimètre près pour mettre en valeur les acteurs. Nous sommes au cœur de l’action, du hall aux cuisines, dans l’allée des poubelles, sur le dos d’Andy qui gère son restaurant et sa vie privée. Combien de temps durera-t-il ?

Les coulisses du restaurant donnent lieu à une leçon d’humanité. Le professionnalisme d’un homme confronté à ses ambitions, la gestion d’une brigade pas toujours à l’heure et à la hauteur, un fils à récupérer à l’école, et des clients qui ne pensent qu’à eux créent une tension qui part en vrille, comme le filmer, toujours en mouvement. Un don de soi non perçu par les autres, sans retour, comme peuvent l’être les rapports humains d’aujourd’hui dans un individualisme débridé, sinon égoïste. Le chef fait référence à notre cuisine personnelle, le choix du lieu n’est pas anodin : une carte au choix. Choquant.

le plan d’un restaurateur filmé en un plan séquence époustouflant

Gentil : Drame
Réalisateur: Philippe Barantini
Acteurs : Stephen Graham, Vinette Robinson, Jason Flemyng
Pays : Grande-Bretagne
Durée : 1h34
Sortir : 19 janvier 2021
Distributeur : Distribution d’OVNI

Résumé: « Magic Friday » : le vendredi avant Noël, la soirée la plus chargée de l’année. Dans un restaurant gastronomique de Londres, côté cuisine, à quelques minutes du coup de feu, tout le personnel est en ébullition. Mais les problèmes s’accumulent autour du chef étoilé Andy Jones et son équipe, en plus de la pression constante d’une clientèle toujours plus exigeante qui menace de mener le restaurant à sa ruine…



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