Nouvelles du Canada

Le personnel de l’Université d’Athabasca dénonce le manque de consultation

En réponse à la demande du gouvernement conservateur que l’Université Athabasca abandonne son virage virtuel et qu’au moins 500 employés vivent dans la région, faute de quoi il priverait l’Université de financement public, le personnel de l’établissement, dont les enseignants disent vouloir être consultés.

La présidente du syndicat des professeurs de l’Université d’Athabasca, Rhiannon Rutherford, affirme que les employés ont été exclus des pourparlers et que tout ce qu’ils savent à ce sujet leur parvient par la presse ou les communications publiques.

La province a récemment indiqué qu’elle était prête à financer la relocalisation de 65 % du personnel de l’Université dans la communauté d’Athabasca, mais que l’établissement n’a manifesté aucune volonté de le faire.

Nous aimerions être beaucoup plus impliqués et beaucoup plus consultés, directementet aussi de manière significativedemande Mmoi Rutherford, parce que il y a beaucoup de décisions et de conversations en cours sur nos vies.

Elle ajoute que bien que l’administration de l’Université ait clairement indiqué qu’elle était contre le déplacement du personnel à Athabasca, elle n’a pas été transparente quant à sa position dans les négociations et les pistes de solutions proposées.

Des positions toujours inconciliables

Le président de l’université, Peter Scott, a qualifié la semaine dernière la relocalisation demandée par le gouvernement de plan rétrograde et autodestructeur, affirmant qu’il serait plus difficile de recruter les meilleurs talents.

Le souhait de M. Scott est de mettre en place un campus presque entièrement virtuel en permettant à tous les employés de travailler à domicile, quel que soit leur lieu de résidence.

Son argument sur la difficulté de recruter localement des talents a toutefois été démenti par Rhiannon Rutherford, qui ne pense pas qu’il être catégoriquement vrai de dire qu’il est impossible de recruter des personnes compétentes, qualifiées et enthousiastes dans la région.

La province avait demandé à l’Université de soumettre un plan de reprise des cours et des services avant le 30 juin 2022, un délai déjà expiré sans réponse.

Le gouvernement soutient que le fait que les employés ne résident pas physiquement en Athabasca aura des répercussions économiques dans la région.

Dans une déclaration transmise jeudi à CBC News, le ministre provincial de l’Enseignement supérieur, Demetrios Nicolaides, indique que la proposition initiale [du gouvernement à ce sujet] n’a pas changé et [qu’elle] elle est toujours sur la table. Cependant, il laisse la porte ouverte au dialogue.

Avec les informations de Katarina Szulc

canada-lapresse

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.
Bouton retour en haut de la page