Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
À la une

Le père de Mohammed Mogouchkov « condamne » cet acte mais accuse la France


DENIS CHARLET / AFP Un policier français monte la garde devant le lycée Gambetta lors de son évacuation après une alerte à la bombe à Arras, dans le nord-est de la France, le 16 octobre 2023, trois jours après qu’un enseignant a été tué et que deux autres personnes ont été grièvement blessées le 13 octobre. dans une attaque au couteau au lycée Gambetta. Le lycée Gambetta d’Arras a été évacué après une alerte à la bombe, a rapporté un journaliste de l’AFP le 16 octobre 2023, quelques jours seulement après qu’un homme d’origine tchétchène ait poignardé à mort un enseignant et grièvement blessé deux autres adultes le 13 octobre dans une école du nord-est de la France. , les procureurs ouvrant une enquête sur un acte terroriste présumé. (Photo de Denis Charlet / AFP)

DENIS CHARLET / AFP

Un policier devant l’établissement d’Arras où a eu lieu l’attentat terroriste du 13 novembre 2023.

TERRORISME – C’est la première fois qu’il s’exprime depuis l’attentat perpétré par son fils à Arras. Yaqoub Mogouchkov s’est exprimé sur BFMTV dans une interview diffusée à l’antenne ce vendredi 27 octobre. « condamné » du fait de son fils Mohammed, il accuse également la France.

Yaqoub Mogouchkov a été contacté par BFMTV pour exprimer sa version des faits. Dossier S et expulsé en 2018 de France, il est en effet soupçonné d’avoir « entretenu à distance un climat religieux ultraradical »explique le journaliste Vincent Ventighem qui l’a interviewé par téléphone.

« Bien sûr, je condamne. J’étais choqué, c’était très difficile à comprendre. Je ne comprends pas non plus. »affirme Yaqoub Mogouchkov deux semaines seulement après l’attentat perpétré au lycée Gambetta d’Arras, qui a coûté la vie à Dominique Bernard. « Ce qu’il a fait est inacceptable »a-t-il ajouté depuis l’Arménie, où il réside depuis  » une semaine « .

« Tuer est contraire aux règles de l’Islam »a-t-il insisté, lui qui se décrit comme « très pratique » mais «  pas radicalisé ». Il a également présenté ses condoléances à la famille du professeur tué, lors de cet entretien réalisé en français.

« La France déteste l’Islam »

Cependant, Yaqoub Mogouchkov a imputé les agissements de son fils à l’État français. S’il citait le« état mental anormal » de Mahomet et  » sa mère «  avec qui le jeune homme s’est beaucoup disputé comme étant des déclencheurs, il ajoute que « La politique française » a aussi quelque chose à voir avec ça.

« Je le dis clairement, je n’ai peur de personne. La politique française est contre l’Islam, il faut le reconnaître”il a dit. « Tout le monde sait que la politique menée par la France est clairement contraire à l’islam. Interdire toujours au nom de la liberté. Interdire, interdire », il a dénoncé.

Il est en colère contre la France qui, à ses yeux, « pratique une politique de provocation avec des caricatures du prophète Mahomet » et plus récemment avec « l’interdiction de l’abaya » dans les collèges et le hijab. «  La France déteste l’Islam (…), elle ne cherche pas à résoudre les problèmes”il ajouta.

La famille Mogushkov était déjà connue de la police avant l’attaque. Outre le père fiché S, Mosvar, l’aîné des garçons, a été condamné à cinq ans de prison, en 2023, pour ne pas avoir dénoncé un projet d’attentat à Paris près de la présidence de la République, dont il avait connaissance. Il a ensuite été reconnu coupable d’apologie du terrorisme.

Mohammed, était fiché pour radicalisation islamiste depuis février 2021 suite à un signalement de l’Éducation nationale. Le plus jeune, âgé de 16 ans, est également en détention pour complicité dans l’attentat d’Arras.

Voir aussi sur HuffPost :

hd1

Gérard Truchon

An experienced journalist in internal and global political affairs, she tackles political issues from all sides
Bouton retour en haut de la page