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le masque obligatoire à la rentrée ?


PROTOCOLE COVID SCOLAIRE. Dès la rentrée en septembre, un nouveau protocole entrera en vigueur à l’école. Nous détaillons les nouvelles mesures.

[Mis à jour le 17 août 2022 à 12h19] A partir du 1er septembre, les élèves retourneront en classe. Bien que la situation sanitaire se soit améliorée au cours de l’été, le gouvernement ne veut pas relâcher la pression. Ainsi, l’exécutif a présenté fin juillet un nouveau protocole qui s’appliquera dans les écoles à la rentrée. Le ministère de l’Éducation nationale a rappelé que l’objectif poursuivi était de maintenir une « stratégie basée sur l’enseignement en présentiel, pour la réussite et le bien-être des élèves, tout en limitant la circulation du virus au sein des écoles et des établissements d’enseignement » . Le gouvernement se veut toutefois rassurant : il ne s’agit pas de stigmatiser les jeunes en leur imposant des mesures différentes des adultes. Ainsi, le nouveau dispositif sera en « cohérence avec les règles applicables en dehors du milieu scolaire ». Contrairement au précédent, régi par un code couleur et des niveaux de seuil bien précis, celui-ci sera beaucoup plus léger et moins contraignant pour les enseignants et leurs élèves.

Mis en place dès la rentrée prochaine, le nouveau protocole sanitaire scolaire assouplit les règles fixées depuis le 14 mars dans les écoles. Loin du code couleur qui évoluait selon le degré de l’épidémie, ce nouveau procédé repose sur un « niveau de base » qui regroupe les recommandations des autorités sanitaires, et qui correspond à une situation normale. Structuré par différents niveaux d’alerte (déterminés sur une échelle de 1 à 3) et seuils de vigilance, il permet aux écoles de s’adapter au contexte épidémique en suivant un cadre sanitaire gradué. Il n’est plus nécessaire de passer par les règles complexes des cas contacts et des signalements, largement remises en cause par le passé. Consultez ci-dessous les trois niveaux du protocole sanitaire contre le Covid à l’école.

Les trois niveaux de mesure « activables selon le contexte », comme l’explique à l’AFP Marie-Hélène Piquemal, la vice-présidente nationale du Snalc, permettront aux écoles de suivre simplement l’évolution de l’épidémie, sans obéir à des règles précises et contraignantes. Quels sont ces seuils de vigilance ?

  • la niveau 1 : elle équivaut à une vigilance modérée. Dans ce cas, les cours se déroulent en présentiel, ce qui n’empêche pas les équipes pédagogiques d’être amenées à se renseigner sur les dernières recommandations sur les gestes barrières en incitant les élèves à les respecter, mais aussi en limitant au strict minimum les grands les rassemblements (c’est-à-dire les journées portes ouvertes ou les foires, mais pas les rassemblements d’élèves de différentes classes).
  • la niveau 2 : elle correspond à une vigilance accrue. Malgré les cours qui resteront en présentiel, le renforcement des gestes barrières sera de mise pour éviter le brassage des élèves par niveau. Par ailleurs, les modalités pratiques en éducation physique et sportive (EPS) seront adaptées pour limiter une éventuelle propagation du virus.
  • la niveau 3 : elle signale une évolution très défavorable du contexte sanitaire. Elle déclenchera une doctrine d’accueil au lycée, qui pourra basculer vers un enseignement hybride. L’enseignement à distance sera alors une possibilité laissée à chaque ville ou département. Au niveau national, un renforcement des mesures de restriction, notamment via une limitation des activités physiques et sportives, sera attendu des responsables pédagogiques.

Enfin, le port du masque dans les écoles évolue également. Désormais, on observera « un alignement de l’école avec la population générale. Il n’y a plus de règle spécifique en milieu scolaire, plus de politique spécifique de tests à l’école, ni de dispositif de contact tracing spécifique en milieu scolaire. », précise le ministère de l’éducation nationale.

Cependant, le nouveau protocole sanitaire pour la rentrée 2022 n’a pas été totalement affiné. Les collectivités locales et les fédérations de parents doivent encore être consultées sur ce protocole à partir du 20 juillet. De plus, il ne sera définitivement arrêté que fin août, à quelques jours de la rentrée scolaire, qui pourra nécessiter des modifications ultérieures. En effet, la détermination du niveau du protocole répond à plusieurs critères, et notamment l’analyse qualitative (nature de la variante) et quantitative (situation hospitalière) », comme l’explique Marie-Hélène Piquemal, vice-présidente nationale du Snalc (Syndicat national des lycées, collèges, écoles et enseignement supérieur). précise ainsi que la détermination du niveau protocolaire « s’appuie sur le Conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN), sur proposition des autorités sanitaires et du ministère de l’Éducation nationale ».

L’autre mesure clé de cette nouvelle version est la Délai de 10 jours prévu pour la mise en place du passage d’un niveau à l’autre, ce qui devrait permettre aux équipes pédagogiques de s’adapter à différents scénarios. C’est un grand changement par rapport au protocole précédent, qui restait très flou sur les délais et la marge de manœuvre des équipes pédagogiques en situation de reprise épidémique. Selon Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat d’école primaire : « Cela permettra aux équipes d’avoir plus de temps pour s’adapter sur le terrain. Ce sera bien plus efficace que les annonces hâtives faites cette année » (propos rapportés par La Croix). Cependant, nous ne connaissons pas les critères précis qui permettront de passer d’un échelon à l’autre ; tout dépendra des indicateurs épidémiologiques. .

Alors que le précédent protocole sanitaire prévoyait un éventail de mesures relatives au signalement et au traçage des cas contacts, mais aussi au port du masque sous certaines conditions, cette fois tout semble plus simple. Concernant le port du masque, le protocole pour la rentrée prochaine prévoit « un alignement de l’école avec la population générale », comme l’explique Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU (syndicat principal de l’enseignement secondaire) . Le port du masque n’est ainsi inclus dans aucun des niveaux d’alerte ou seuils de vigilance : il ne peut être réimposé que sur arrêté des autorités sanitaires au niveau national. « Il n’y a pas de règles spécifiques dans les écoles, pas de politiques de test scolaire plus spécifiques », a-t-elle expliqué. De plus, si les élèves positifs au Covid-19 seront toujours tenus de s’isoler (selon les règles sanitaires en vigueur), il n’y aura pas d’isolement prévu pour les cas contacts, qui n’auront même pas l’obligation de se faire tester. Ainsi, pas de contact tracing spécifique en milieu scolaire ni de campagnes de tests salivaires pour cette rentrée.

« L’école n’est plus un monde à part ». La phrase est signée Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du SNES-FSU (principal syndicat de l’enseignement secondaire), qui s’est exprimée sur les ondes mi-juillet sur l’évolution du protocole sanitaire. Evoquant des « échanges constructifs » avec le ministère, elle s’est félicitée que « la réalité du terrain » ait enfin « été entendue » par le gouvernement. Pour Guislaine David, la porte-parole du syndicat des enseignants SNUipp-FSU qui a évoqué le sujet sur France Info le 13 juillet, ce protocole est aussi beaucoup plus concret, notamment en ce sens qu’il ne « nécessitera » pas de « charge non obligatoire ». administration normale ». Elle se réjouit de ne plus avoir à vivre avec toutes les « annonces à faire aux parents », mais aussi la pression d’appliquer le protocole.

En effet, le délai de dix jours entre l’annonce d’un protocole et sa date de mise en œuvre est une aubaine pour les écoles qui ont dû suivre des règles singulières et complexes pendant près de deux ans. A ce titre, Vincent Loustau, le secrétaire fédéral du Sgen-CFDT a reconnu que ce nouveau protocole était « plus pragmatique et applicable » que ceux imposés lors du premier quinquennat. Il a raconté aux Echos les difficultés posées par le « contact tracing » et le « mixing ». Désormais, les enseignants n’auront plus d’autres règles à suivre que celles qui seront en vigueur pour l’ensemble de la population… De quoi être soulagé.

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