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Le Mali accuse la France d’armer des jihadistes dans une lettre envoyée à l’ONU

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Les forces françaises de Barkhane se sont complètement retirées du Mali cette semaine, mais Bamako continue de poursuivre Paris – cette fois aux Nations Unies. Une lettre du ministère des Affaires étrangères du Mali au Conseil de sécurité des Nations Unies allègue que la France a soutenu des djihadistes à l’intérieur du pays et a commis des violations de l’espace aérien.

Selon les premières informations publiées par le magazine JeuneAfriquela lettre du 15 août du ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, également vue par RFI, condamne les violations de l’espace aérien du Mali.

Diop indique qu’il dispose de « plusieurs éléments » prouvant que des incursions illégales dans l’espace aérien malien ont été « utilisées par la France pour collecter des informations au profit de groupes terroristes » et pour « leur larguer des armes et des munitions », écrit le journaliste de RFI David Baché.

La lettre parle d’une cinquantaine de « violations répétitives et fréquentes de l’espace aérien malien par les forces françaises » depuis le début de l’année 2022. Des drones, des hélicoptères ou des avions de chasse avaient survolé le Mali « sans autorisation » depuis Bamako, précise-t-elle.

‘Espionnage’

Diop écrit que les Français ont mené des « activités d’espionnage », y compris des « colis largués » par l’armée française le 8 août.

L’armée malienne affirme qu’après une attaque contre le camp de Tessit il y a une semaine qui a coûté la vie à 42 soldats maliens, « des opérations de survol clandestines et non coordonnées » ont été menées.

Cela prouve que les terroristes, ou plus précisément la branche sahélienne du groupe Etat islamique, avaient bénéficié « d’un important soutien et d’une expertise extérieure », allègue Diop.

La France n’a pas répondu à ces demandes.

Nouvelles allégations

Ce n’est pas la première fois que le Mali accuse la France de violer son espace aérien. En avril, il a formulé des revendications similaires après que des corps provenant d’une fosse commune à Gossi ont été retrouvés et rendus aux forces maliennes.

Le Mali a affirmé que des militaires français avaient perpétré ces tueries. La France a déclaré que des mercenaires maliens et russes du groupe Wagner étaient responsables.

À l’époque, la France a nié les violations de l’espace aérien, qualifiant les allégations de « désinformation ».

Diop a appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU dans sa lettre.

« En cas de persistance de cette posture qui porte atteinte à la stabilité et à la sécurité de notre pays, le Mali se réserve le droit de recourir à la légitime défense », a-t-il déclaré.

rfi En2Fr

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