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Nouvelles locales

Le Haut-Karabakh déserté par presque tous ses habitants

Le Haut-Karabakh est presque entièrement déserté par ses habitants. Samedi 30 septembre, Nazeli Baghdassarian, porte-parole du Premier ministre arménien Nikol Pachinian, a indiqué que plus de 100 000 personnes étaient arrivées en Arménie en provenance de ce territoire, république séparatiste autoproclamée, née il y a plus de trois décennies d’une séparation avec l’Azerbaïdjan. Ce transfert massif de population fait suite à l’annonce de la dissolution de cette jeune république. L’enclave a en effet décrété jeudi 28 septembre que « toutes les institutions gouvernementales » disparaîtrait « au 1 janvier 2024 »marquant la fin de l’existence de « la République du Haut-Karabakh ».

La semaine dernière a été décisive dans la confrontation historique entre le Haut-Karabakh et l’Azerbaïdjan. La petite république, à majorité chrétienne et arménienne, s’est opposée pendant plus de trois décennies à l’Azerbaïdjan à majorité musulmane, notamment lors de deux guerres entre 1988 et 1994 et à l’automne 2020. Pourtant, la semaine dernière, Bakou a lancé une offensive militaire. pour le reprendre et a poussé les séparatistes à capituler en 24 heures, sans l’intervention ni de l’Arménie ni des casques bleus russes déployés sur place depuis fin 2020.

Un territoire presque vide de ses habitants

Avec le départ de 100 000 Arméniens, la quasi-totalité de la population arménienne du Haut-Karabakh a été vidée. Selon les chiffres officiels, environ 120 000 Arméniens vivaient dans l’enclave. Les appels à rester lancés par l’Azerbaïdjan semblent n’avoir eu aucun effet.

« Il reste tout au plus quelques centaines de fonctionnaires, secouristes, bénévoles et personnes ayant des besoins spéciaux, qui se préparent également à partir »a écrit sur X (ex-twitter) l’ancien médiateur des droits du Haut-Karabakh, Artak Beglarian, précisant que cette information n’est pas « pas officiel ».

L’ONU a annoncé l’envoi ce week-end d’une mission au Haut-Karabakh pour évaluer principalement les besoins humanitaires. L’organisation n’avait pas accès à cette région « depuis environ 30 ans ». Pour l’Arménie, accueillir cet afflux de réfugiés constitue un défi majeur, alors que le pays est isolé sur la scène internationale et doit recomposer ses alliances.

New Grb1

Gérard Truchon

An experienced journalist in internal and global political affairs, she tackles political issues from all sides
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