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Nouvelles locales

Le gynécologue champion du monde


Bis répété. Le 5 novembre dernier, après deux saisons annulées à cause du Covid, Blandine L’Hirondel a donc remis le couvert. La Française de 31 ans a conservé son titre acquis en 2019 en remportant le championnat du monde de long trail en Thaïlande. La Normande a bouclé la course de 78 kilomètres, avec 4 807 mètres de dénivelé positif, en 8 heures et 22 minutes. Pas mal. Champion d’Europe en format court, en juillet, vainqueur du CCC (ultratrail Courmayeur-Champex-Chamonix, 101 kilomètres avec 6 100 mètres de dénivelé positif) en août, l’athlète d’1,58 mètre pour 50 kilos impressionne tout autant que son parcours.

Pratiquant sa discipline depuis 2015 seulement, la native de Caen s’est révélée il y a trois ans, en allongeant ses distances. Talent brut. « Ce serait prétentieux de dire que je suis fait pour ça, elle glisse. Mais c’est vrai que j’ai des capacités, insoupçonnées jusqu’à mes 25 ans ! Au lycée, je faisais de l’athlétisme mais on ne peut pas dire que j’avais un niveau de fou… » Étudiante en médecine et particulièrement fêtarde, elle a ensuite obtenu une licence de la fédération des coudières.

La révélation se produit à La Réunion, lors de son stage. La découverte des sentiers escarpés de « l’île intense », notamment le cirque de Mafate, la pousse vers le trail. De retour en France, elle est repérée pour rejoindre l’équipe de France. « Pour moi, il était hors de question que ce sport devienne une contrainte. Ce n’était qu’un moyen d’échapper à ma vie d’interne. Il m’a fallu une semaine de réflexion avec mon entourage pour me décider à faire une course de sélection. Je me suis dit que je n’avais rien à perdre puisque ce n’était pas une ambition. » Cette baisse, Blandine L’Hirondel explique : « Pendant les études de médecine, on est confronté au stress, aux compétitions. Il est crucial de savoir gérer la pression, de rester humble et de connaître ses difficultés. J’ai un métier passion qui me permet de mettre les choses en perspective. »

Gynécologue obstétricienne à Mende (Lozère) une semaine de garde par mois, pour chausser des baskets le reste du temps, Blandine L’Hirondel pense à son métier. Notamment sur les réseaux sociaux où elle veut aborder des sujets comme l’infertilité, les pathologies de la vulve, la grossesse. « Je suis très sensible au sport comme aide au maintien de la santé. A force de m’informer, je me suis rendu compte qu’il y avait très peu de recherches sur les sportives. »

Cela est particulièrement vrai sur des sujets tels que l’impact du cycle menstruel sur les performances. « Pendant la formation en gynécologie, nous n’avons pas de cours sur ce sujet. Alors j’apprends dans mon coin avec des revues scientifiques. Je suis mon propre objet d’étude ! »

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