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« Le grand bond de l’Ouest est une belle surprise », selon Alain Finkielkraut


Nathanaël Bentura
modifié en

08:58, 10 mai 2022

L’essayiste et philosophe Alain Finkielkraut était ce mardi l’invité de Sonia Mabrouk, sur Europe 1. Il évoquait la politique des grandes puissances occidentales dans la guerre en Ukraine et décrivait leur sursaut de « belle surprise », auquel ne s’attendait pas la Russie. Le président Vladimir Poutine.

« La propagande ne fait pas briller Poutine, elle aggrave son isolement », a déclaré Alain Finkielkraut. L’essayiste et philosophe était ce mardi l’invité de Sonia Mabrouk, sur Europe 1. Il a évoqué la guerre en Ukraine et la réaction des grandes puissances mondiales, qui se sont unies pour faire face à ce conflit.

« Vladimir Poutine nazifie à tout prix »

En préambule, Alain Finkielkraut affirmait que « Vladimir Poutine ne s’attendait pas au grand saut de l’Occident. Pour beaucoup d’entre nous, c’est une surprise et une belle surprise », a-t-il indiqué avant d’ajouter : « Toutes les guerres ne sont pas criminelles, celui-ci l’est tout à fait ».

Selon le philosophe, la politique de Vladimir Poutine « repose sur une propagande ignoble ». Le président russe « naziifie tout : le gouvernement ukrainien est nazi, toute l’Ukraine est nazie, l’OTAN est infestée de nazis. L’Occident lui-même est nazifié. Mais il faut aller plus loin. vient d’un cerveau malade, ça vient de l’idéologie soviétique. »

Pour faire face à cette propagande, les États-Unis et l’Europe ont mis en œuvre des moyens considérables. « On pourrait penser que l’Amérique a décidé de tourner le dos à l’Europe pour se concentrer exclusivement sur la Chine. Quant à l’Union européenne elle-même, on pensait qu’elle n’avait plus d’ennemis depuis la chute du mur de Berlin. Poutine a paradoxalement réussi à nous unifier. »

Cette réaction immédiate et très forte de l’Europe a surpris Alain Finkielkraut : « Tout à coup, l’Europe découvre un véritable ennemi en la personne de Poutine et décide de sanctions économiques très sévères. à la limite de la co-belligérance. Je suis tiraillé entre une solidarité totale avec l’Ukraine agressée et un sentiment de peur face à l’extension possible de cette guerre civile. »

europe1 Fr

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