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le Conseil d’Etat saisi pour un report du référendum – RT

Environ 150 habitants de Nouvelle-Calédonie demandent en urgence au Conseil d’Etat de reporter, en raison de la situation sanitaire, le troisième référendum sur l’indépendance prévu le 12 décembre, a appris l’AFP auprès de leurs avocats.

Le Conseil d’Etat a été saisi d’une demande de report du référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, déposée par environ 150 citoyens, a appris l’AFP. « Alors que la Nouvelle-Calédonie traverse […] une crise pandémique sans précédent, il est impensable qu’une consultation aussi décisive puisse avoir lieu pour son avenir dans ces conditions », soulignent les requérants, qui demandent au juge des référés d’ordonner au gouvernement de reporter la consultation après les élections législatives de juin 2022 .

Le référendum, prévu le 12 décembre par le processus lié à l’accord de Nouméa (1998), a été boudé par les séparatistes. Ils en demandaient le report en raison de l’épidémie de Covid-19, qui « empêche la conduite d’une campagne équitable ».

Mais cette demande de référé, qui vise à sauvegarder « une liberté fondamentale que l’administration aurait violée de manière grave et manifestement illégale » et appelle une réponse du juge dans les 48 heures, est une « transpartisane, apolitique et citoyenne ». porté par 146 électeurs, « pour la plupart kanak », et trois associations, a indiqué à l’AFP l’un de leurs avocats, Vincent Brengarth.

« Le maintien de la consultation met en danger les électeurs compte tenu de la situation sanitaire actuelle », caractérisée par une apparition récente mais brutale du Covid-19, affirment les requérants.

Depuis le 9 septembre, date à laquelle l’île a enregistré son premier décès, « la crise sanitaire est devenue dramatique » avec 276 décès, « soit 0,1% de la population », expliquent encore les requérants.

Particulièrement vulnérable au virus, le peuple kanak est également attaché à de longs rituels de deuil et ne peut à l’heure actuelle « se consacrer pleinement » à une telle consultation.

Par ailleurs, ils estiment qu' »au moins 2 000 électeurs n’ont pas pu s’inscrire » sur la liste électorale spéciale en raison du confinement strict puis partiel, toujours en vigueur jusqu’au 19 décembre, et que « les campagnes électorales n’ont pu se dérouler dans des conditions adéquates ».

Alors que la date du 12 décembre avait été fixée par décret au 30 juin, « à l’heure où le Covid-19 n’avait pas touché la Nouvelle-Calédonie », le maintien de la concertation « risque de favoriser les opposants à l’indépendance », estiment les requérants. , pour qui la situation sanitaire « est d’autant plus préoccupante » avec l’émergence de la variante Omicron.

Pourtant, l’épidémie est en recul depuis plusieurs semaines, même si la circulation du virus reste active, ce qui a poussé le gouvernement à maintenir le scrutin.

Face à cette décision, les séparatistes ont prévenu qu’ils ne reconnaîtraient pas le résultat et le contesteraient devant les Nations unies.

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