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le bouclier tarifaire étendu !  Quelle date ?


PRIX DU GAZ. Le bouclier tarifaire visant à geler les prix du gaz est prolongé jusqu’à fin 2022.

[Mis à jour le 24 juin 2022 à 08h43] Le bouclier tarifaire sur les prix du gaz est prolongé ! Une bonne nouvelle pour les Français qui sont pris dans une spirale inflationniste depuis plusieurs mois maintenant. Le niveau d’inflation a atteint 5,2 % en mai sur un an, et ne devrait pas baisser le mois prochain. Ce jeudi 23 juin, la Première ministre Elisabeth Borne a donc annoncé que le bouclier tarifaire sur les prix du gaz serait prolongé »jusqu’à la fin de l’annéelors d’un point presse dans un centre de commandement national du gaz en Ile-de-France. Le gouvernement réélu avait déjà bloqué les prix du gaz de 4 % pour éviter une flambée des prix de l’énergie estimée à 44,5 % et fixée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). L’État va poursuivre sa stratégie et régler l’écart avec les prix du marché.

La France va également lancer la construction d’un nouveau terminal méthanier flottant »augmenter notre capacité à nous approvisionner en gaz non dépendant de la Russie» a expliqué Elisabeth Borne. Cet approvisionnement a aussi l’avantage d’être alimenté par bateau, ce qui est une véritable alternative au gaz de Russie transporté par gazoduc. Un terminal méthanier géré par TotalEnergies qui devrait être en état de marche d’ici 2023. L’État français veut aussi remplir ses stocks de gaz à 100% avant cet automne.

Le Premier ministre Jean Castex avait déjà annoncé que le bouclier tarifaire utilisé pour geler les prix du gaz serait prolongé jusqu’à fin 2022, un dispositif confirmé par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire mais qui doit être officiellement mis en place via le « plan résilience » attendu mi-2020. Mars. Déjà enregistrés jusqu’au 30 juin, les Français seront donc protégés au-delà de cette date.

Pour justifier cette décision, Jean Castex a expliqué que la baisse des prix sera moins rapide que prévu. Le locataire de Matignon a cependant exclu, pour l’heure, toute mesure conduisant à une baisse de la fiscalité. Mais concrètement, que signifie cette mesure pour les consommateurs ? Les prix du gaz seront, bien sûr, gelés jusqu’à la fin de l’année. En revanche, à partir de début 2023, le prix du gaz coûtera un peu plus cher aux consommateurs que les prix du marché, si bien que les sommes versées en plus pendant l’hiver par les opérateurs sont récupérées. Depuis le début de l’année, le tarif réglementé a bondi de plus de 50 % depuis janvier. Il y avait urgence alors que le mercure se prépare à descendre.

Jeudi 23 juin, Elisabeth Borne a officiellement annoncé que le bouclier tarifaire sur les prix du gaz serait prolongé jusqu’à fin 2022.

Le prix du gaz naturel en Europe s’envole. La cote TTF, la référence néerlandaise en Europe, a même atteint un niveau record, 345 euros par mégawattheure, mardi 8 mars 2022. Il a baissé depuis mais reste bien au-dessus des normes habituelles. C’est la première conséquence visible de la guerre en Ukraine. Alors, y a-t-il un vrai risque de hausse des prix en France ? Pour l’instant, pas vraiment grâce à la mise en place du bouclier tarifaire par l’exécutif. Les achats de produits énergétiques pourraient être épargnés, il ne devrait pas y avoir de pénurie non plus en France.

Cependant, les derniers communiqués de presse du gouvernement ne sont pas très rassurants. « On va tous devoir faire des efforts, on entre dans un nouveau mondee » a affirmé le ministre de l’Economie, Bruno le Maire début mars 2022. Faire attention à sa consommation énergétique à l’avenir, c’est le souhait du locataire de Bercy. Baisser la température de 1 degré chez vous ? C’est l’une des possibilités évoquées par Bruno Le Maire qui appelle les Français à faire des efforts. L’Agence internationale de l’énergie rappelle qu’une baisse d’un degré représente 7 % d’économies par an.

De plus, l’approvisionnement pourrait être un problème à l’avenir. Pas cet hiver, non, mais cet été ! Le remplissage des stockages qui s’effectue au printemps pour l’été ne pourrait pas s’effectuer correctement si Vladimir Poutine fermait le robinet du gaz, ou si l’Europe décidait d’arrêter d’importer du gaz russe. Une autre décision à double tranchant, comme avec l’exclusion des banques russes de Swift.

L’exclusion de la Russie du système de traitement des transactions bancaires Swift a également jeté un sérieux doute sur l’approvisionnement et les prix des matières premières et du gaz en France et en Europe. Ce ne sera vraisemblablement pas le cas du prix du gaz en France. En effet, les achats de produits énergétiques peuvent ne pas être impactés. Exemple significatif, la filiale du société Générale, Rosbankqui échappe officiellement à l’exclusion de Swift par les pays européens, il ne fait pas partie du 7 banques russes déjà banni. Une excellente nouvelle pour la France et l’Europe face au risque encouru.

Aujourd’hui, 40% du gaz européen est importé de Russie. Attention toutefois uniquement 17% du gaz français vient de Russie, là est la grande différence avec des pays ultra-dépendants comme l’Allemagne. Outre-Rhin, nos voisins sont dépendants de 55% à 60% en direction de Russie en termes d’importations de gaz. Aussi, le pipeline Flux Nord 2 vient de s’achever entre la Russie et l’Allemagne. Le chancelier allemand Olaf Scholz a déjà suspendu l’autorisation de ce gazoduc. L’Allemagne se retrouve piégée, et pourrait être en grande difficulté en cas de coup de froid.

Si la Russie décide de ne plus approvisionner la France en gaz, la France aura toujours la possibilité de s’approvisionner en Norvège (36% gaz importé en France) ou Algérie (8% gaz importé en France), les autres partenaires gaziers de la France. Veuillez noter que ces pays ont des capacités d’approvisionnement beaucoup plus limitées que la Russie. Cette importation de gaz liquéfié de Norvège et d’Algérie reste, aujourd’hui, la piste la plus sérieuse et la plus intéressante si la Russie devait cesser d’approvisionner l’Europe.

En France, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, pour l’instant. D’abord, avec l’Italie, la France est le meilleur élève européen en matière de stockage de gaz selon Le Parisien. Cela nous protège grandement, dans un premier temps, du risque de manque d’approvisionnement et de variations d’approvisionnement. Deuxièmement, la France dispose de trois terminaux méthaniers : Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Dunkerque (Nord). Un atout considérable qui devrait permettre d’approvisionner sereinement la clientèle française dans les semaines à venir.

Rappelons qu’en France, les fournisseurs sont tenus de stocker le gaz pendant plusieurs mois, par couches. Et ça tombe bien, les nappes françaises sont presque pleines. Cela couvre 1/4 de la consommation annuelle. La difficulté sera de les réapprovisionner à la sortie de l’hiver. Sinon, de grosses difficultés sont à prévoir pour l’hiver prochain.

Le consommateur fait face à une véritable flambée des prix de l’essence ces derniers mois. Pour les ménages utilisant le gaz comme moyen de cuisson, mais aussi pour se chauffer, les augmentations successives affecteront fortement le budget de fin d’année. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a en effet annoncé un gâchis de hausses ces derniers mois, ces hausses affectant les tarifs réglementés du gaz pratiqués par Engie. Ils agissent indirectement sur les prix du marché. Nous résumons ce qui s’est passé ces derniers mois :

  • +10% en juillet 2021
  • +5% en août 2021
  • +8,7% en septembre 2021
  • +12,6% en octobre 2021
  • +15% annoncé le 1er novembre 2021.

Le gouvernement a récemment annoncé le versement d’un chèque énergie supplémentaire de 100 euros pour les 5,8 millions de foyers bénéficiant du chèque énergie. Le paiement est prévu pour décembre. Pour en savoir plus, consultez notre article dédié :

Êtes-vous toujours dépendant des tarifs réglementés du gaz ? Cette augmentation de prix n’est pas la seule raison de chercher ailleurs ! Depuis la loi Energie et Climat adoptée en 2019, les tarifs réglementés disparaissent progressivement. Engie a cessé de commercialiser de nouveaux contrats aux tarifs réglementés de vente (TRV), depuis novembre 2019, ce qui signifie que vous allez bientôt changer de contrat. Si vous avez un contrat Engie, pas de panique. Il reste valable jusqu’au 30 juin 2023. Dans ce contexte de crise, étudiez-vous plus sérieusement la possibilité de changer de fournisseur d’énergie ? Consultez sans plus attendre notre dossier dédié :

Attention toutefois, puisque si vous n’avez pas modifié vous-même votre contrat, vous verrez votre contrat basculer automatiquement vers une offre de marché d’Engie, à partir du 1er juillet 2023. Si vous changez de fournisseur, trouver sur le site du médiateur national de l’énergie, iciqui propose un comparateur d’offres pour trouver la formule qui répond à vos besoins de consommation.

Vous souhaitez connaître le prix de l’essence près de chez vous ? Voici quelques exemples : prix du gaz à Paris, Marseille, Lyon, Rennes, Nantes ou encore Lille. Vous pouvez également rechercher la ville de votre choix en utilisant la barre de recherche ci-dessus.

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