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Nouvelles locales

L’Assemblée nationale adopte le projet de loi sur le pouvoir d’achat

Après quatre jours de débats sous haute tension, l’Assemblée nationale a voté vendredi, en première lecture, le projet de loi « urgence » pour le pouvoir d’achat. Il comprend notamment la revalorisation des pensions et la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé.

L’Assemblée nationale a adopté, vendredi 22 juillet au matin, en première lecture, le projet de loi pour le pouvoir d’achat, qui a donné lieu à quatre jours de joutes entre la majorité et les différentes formations d’opposition de droite. et gauche.

Le texte a servi de test au camp présidentiel. Désormais privé de majorité absolue, il a dû compter sur le soutien d’élus LR et RN qui ont timidement salué certaines « avancées » alors que la gauche s’indignait d’un projet en forme de « déclaration de guerre aux salaires ».

Après une nuit émaillée d’invectives, le premier grand texte de la législature a été validé peu avant 6 heures du matin par 341 voix pour, 116 contre et 21 abstentions.

« Ayatollahs verts », « fachos », « nullités énergétiques » : les attentats ont éclaté pendant de longues heures, donnant parfois à l’Assemblée des airs d’enceinte incontrôlable.

Un paquet de mesures hétérogènes

Les hostilités pourraient reprendre rapidement puisque les députés commencent vendredi à 15 heures l’examen du projet de loi de finances rectificative qui complète ces mesures et comporte quelques propositions explosives comme la suppression de la redevance audiovisuelle.

Il est difficile de résumer le texte adopté par l’Assemblée. Il prévoit notamment le triplement du plafond de la prime Macron à 6 000 euros, le plafonnement des hausses de loyers à 3,5 % en France et la facilitation de la résiliation en ligne des abonnements.

Parmi les autres mesures prévues par le texte figurent les revalorisations anticipées de 4 % des pensions de retraite et des prestations sociales, une augmentation de 3,5 % du salaire des fonctionnaires et un chèque alimentaire de 100 euros (plus 50 euros par enfant). .

Coût anticipé par le gouvernement de ce train de mesures : une vingtaine de milliards d’euros.

Une composante énergétique décriée

Dans un très rare moment de concorde, les députés ont voté mercredi à l’unanimité la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé (AAH), une mesure réclamée de toutes parts mais que l’exécutif avait refusée lors de la précédente législature. .

« La colère du peuple vous a obligé à lâcher du lest », savoure Hadrien Clouet, au nom d’un groupe LFI très offensif.

Plus mesuré, Gérard Leseul, pour le groupe PS, a déploré que la méthode de l’exécutif n’ait « pas changé » malgré la volonté affichée d’une recherche de compromis.

De fait, les quelques amendements des oppositions qui ont reçu le soutien du gouvernement sont venus majoritairement des bancs de LR. Résumant la position de son groupe sur le projet de loi, Thibault Bazin a également évoqué certaines mesures allant « dans le bon sens » tout en restant « très insuffisantes ».

En quête de respectabilité, le RN, qui avait affiché sa volonté de voter le texte, parlait de « petits mais réels gains de pouvoir d’achat » malgré de nombreuses lacunes.

C’est notamment du côté de l’énergie que le texte gouvernemental a fait l’objet de critiques très sévères. Afin de contrer une éventuelle fermeture du robinet de gaz russe, le projet de loi introduit des mesures qui ont fait grand bruit des deux côtés de l’hémicycle.

Décision « suicidaire »

Les députés de gauche se sont notamment prononcés contre l’instauration de dérogations au droit de l’environnement afin d’accélérer la mise en service d’un terminal méthanier au Havre capable de transporter du gaz d’autres pays que la Russie, et par lequel pourrait transiter le gaz de schiste américain. .

Une telle décision est « suicidaire », a tonné l’écologiste Delphine Batho. « Si la décision est de remplacer le gaz de Poutine par du gaz de schiste américain, c’est de la pure folie. »

L’exécutif a tenté de se défendre.

« Nous parlons de remplacer un combustible fossile par un autre combustible fossile. Ne pas émettre plus de CO2», a lancé la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, mais sans convaincre la gauche.

Un autre article du texte, proposant un cadre légal pour le prochain redémarrage de la centrale à charbon de Saint-Avold, n’a pas fait que hurler les Verts. Elle a aussi fait tiquer les LR et le RN, qui y voyaient la conséquence « catastrophique » de la politique énergétique du gouvernement.

« Ce retour au charbon n’est pas une bonne nouvelle », a convenu la rapporteuse LREM Maud Bregeon, qui a toutefois défendu un appel « temporaire » pour répondre à une « situation exceptionnelle ».

Au milieu des tensions, l’examen du texte a réservé une petite surprise : l’autorisation, avec l’aval du gouvernement, de l’utilisation des huiles usagées comme combustible. « En France, nous n’avons pas de pétrole mais nous avons de l’huile de friture », a plaisanté Julien Bayou (EELV), à l’origine de cet amendement.

Avec l’AFP


France 24

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