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Nouvelles sportives

L’Argentin Emiliano Martinez est sorti de sa cage

Dans un match échevelé, le gardien de l’Albiceleste a offert le sacre à son équipe avec un arrêt décisif aux tirs au but (3-3, 4 tabs à 2), synonyme de troisième étoile argentine. Il avait déjà brillé dans cette épreuve face aux Pays-Bas en quart de finale et avait été désigné meilleur gardien de la Coupe du monde.

Quelques minutes après la fin de la finale remportée face à la France, Emiliano Martinez s’est vu remettre, dimanche 18 décembre, un trophée en forme de main récompensant sa carrière en Coupe du monde, conclu par une performance héroïque lors de la séance de penalty fusillade en finale face à l’équipe de France.

« Ils ont eu ce penalty (égaliser à 3-3) et après, tout ce dont j’avais rêvé s’est réalisé », a déclaré le chaud « Dibu ». « Je n’ai pas de mots pour ça. J’étais calme pendant la séance de tirs au but et tout s’est passé comme nous le voulions ».

Difficile de dire qu’un gardien a fait un excellent match quand il a encaissé trois buts. Mais il était écrit que cette rencontre se terminerait aux tirs au but, et que « Dibu » Martinez (30 ans) serait la principale affiche de cette séance supplémentaire dans un match qui a été un ascenseur émotionnel.

Sur les trois buts qu’il a encaissés, le gardien n’a pas pu faire grand-chose : il y a eu deux penaltys parfaitement tirés par Kylian Mbappé (80e et 118e) et une frappe puissante de l’attaquant français (81e). Mais alors, « Dibu » était sur son terrain : celui de l’esprit.

« J’ai froid dans la tête et je ne me concentre que sur l’arrêt du ballon adverse », a-t-il prévenu en conférence de presse samedi.

Un parcours difficile

Il a détendu sur sa droite sur la tentative de Kingsley Coman, puis il a regardé avec soulagement la frappe d’Aurélien Tchouaméni au ras de son poteau droit, non sans avoir livré juste avant un coup de pression psychologique payant.

Et on l’a vu, son drapeau argentin teint dans les cheveux, danser de rage et de ravissement, secouant les épaules, avant de fêter avec Léandro Paredes qui venait de réussir sa tentative.

A quoi pensait Emiliano « Dibu » Martinez lorsque cette finale palpitante s’est terminée par cette séance de tirs au but, l’un de ses exercices favoris ?

A la trajectoire cahoteuse d’un gamin aux origines modestes contraint de quitter sa famille très tôt ? Aux nombreux sacrifices qu’il a dû consentir avant d’atteindre le Graal d’un titre mondial au Qatar ? « C’est difficile de ne pas penser aux difficultés que j’ai traversées avant d’en arriver là », a-t-il déclaré samedi. « Je suis un combattant et je me suis battu toute ma vie. »

« Une bête, un phénomène »

A 12 ans, il quitte sa famille pour tenter sa chance à Independiente. A 18 ans, en 2010, il traverse l’Atlantique pour signer à Arsenal… mais met près d’une décennie à s’imposer en Angleterre. Il multiplie les prêts dans des clubs de deuxième zone, toujours en Angleterre, à l’exception d’un détour espagnol d’un an à Getafe (2017-2018), et ne deviendra gardien n°1 qu’à 28 ans, à l’issue de la saison 2019-2020. à Arsenal, avant son transfert à Aston Villa.

En sélection, la même chose : appelé à compléter le banc en 2011 pour deux matches amicaux, Martinez n’a pas été appelé pendant huit ans… Et ce n’est qu’en juin 2021 qu’il a disputé ses premières minutes dans les cages de l’Albiceleste, lors de les qualifications pour la coupe du monde.

Son statut de gardien n°1, il l’a confirmé plus tard, lors du sacre en Copa America, en 2021. Une image en particulier a fait le tour du monde : en demi-finale contre la Colombie, l’Argentine a été poussée aux tirs au but (1 -1). Martinez multiplie alors les provocations pour déstabiliser les tireurs et conclut la séance par deux arrêts pour hisser l’Argentine en finale.

« Dibu » finira déjà Gant d’or du tournoi et, compte tenu de son étourdissement, se taillera une réputation de spécialiste des tirs au but. « La première chose que j’ai faite après cela a été d’appeler mon psychologue pour me calmer », a-t-il déclaré quelques mois plus tard.

Dans ce Mondial-2022, rompu à l’exercice, il avait déjà stoppé les deux premiers tirs au but des Pays-Bas en quarts. « Je lui ai dit que c’était une bête, que c’était un phénomène », a alors glissé son capitaine Lionel Messi. Un phénomène, et un champion du monde.

Avec l’AFP


France 24 Sport

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