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Nouvelles

l’amour se dévoile à la Maison Européenne de la Photographie à Paris


La Maison Européenne de la Photographie à Paris est devenue, depuis le printemps, un véritable temple de l’amour avec sa dernière exposition Chansons d’amour. Ses murs sont parsemés de visages et de corps qui, bien que figés dans le temps, reflètent l’intensité et l’intemporalité du sentiment amoureux. Les 16 photographes représentés ont fait de leur objectif le témoin des histoires d’amour qu’ils ont vécues et partagées, qu’elles soient sereines, passionnées ou conflictuelles.

En ode à l’amour, Chansons d’amour révèle ses mille facettes : la sensualité d’un amour naissant, banalité du quotidien, désir et sexualité mais aussi violence physique et mortalité. Entre poésie et tendresse, franchise et brutalité, ces 14 séries incarnent les multiples visions de l’expérience amoureuse, pourtant universelles, mais changeantes avec le temps et les époques.

René Groebli ouvre l’exposition avec des moments candides de sa série L’oeil de l’amour (1952). L’objectif de son appareil photo épouse le corps de sa femme Rita et accorde une importance particulière aux détails sensuel que le photojournaliste capte avec pudeur et adoration. René Groebli réalise une œuvre inédite pour l’époque : révéler l’intimité de la chambre conjugale. La lune de miel concerne aussi le Japonais Nobuyoshi Araki dans son tirage au sort Voyage sentimental (1971), qu’il tient comme un journal quotidien quasi mécanique.

Série "L'oeil de l'amour", prise par le photographe René Groebli en 1952, exposée à la Maison européenne de la photographie. (LOUISE FRETET)

Le corps, eenveloppe charnelle d’amour, est largement représenté dans Chansons d’amour. L’Américain Emmet Gowin capture le temps qui passe en capturant le corps vieillissant de sa femme, Édithentre les années 1967 et 2012. Unavec son travail Thierry (1976-1991), Hervé Guibert, écrivain et photographe français, rend le même hommage au corps de son amant à travers de délicats portraits et nus de celle qu’il surnomme « T ».

Mini-série "Fiancé" de la série "Thierry" réalisé par le photographe français Hervé Guibert. (LOUISE FRETET)

Alchimie spirituelle, passion amoureuse et hymne au désir sexuel sont alors célébrés par un couple de photographes, JH Engström et la Française Margot Wallard, avec leur série Affaire étrangère. Le travail d’autres passionnés de photographie, le duo RongRong&inri, est exposé pour la première fois à la MEP : Lettres personnelles (2000), ce sont 26 tirages de mises en scène sophistiquées et d’instants quotidiens où sont annotés des mots d’amour extraits de leur fougueuse correspondance.

Photo de la série "Affaire étrangère" par le couple d'artistes JH Engström et Margot Wallard réalisé en 2011. (JH ENGSTRÖM / MARGOT WALLARD)

L’oeuvre révolutionnaire portée par Larry Clark avec Tulsa en 1971, et Nan Goldin avec La ballade de la dépendance sexuelle en 1986, sont des corpus autobiographiques, presque documentaires : leurs images brutes brisent alors les tabous autour d’une jeunesse américaine perdue entre fête, drogue et violence physique. Nan Goldin s’interroge notamment sur les relations conflictuelles qui peuvent naître au sein du couple.

Oeuvres de la série "La ballade de la dépendance sexuelle" de Nan Goldin (1983) exposée à la Maison Européenne de la Photographie jusqu'au 21 août 2022. (LOUISE FRETET)

Ajouter à Chansons d’amour Montré est le travail de l’artiste franco-dominicaine Karla Hiraldo Voleau. Photographie et cinéma s’entremêlent : de grands panneaux composés d’images prises par téléphone sont liés à un scénario écrit sur plusieurs feuilles posées sur les murs du studio MEP. Une autre histoire d’amour raconte la propre histoire de l’artiste : sa découverte de la double vie menée par son petit ami avec une autre femme et la discussion par messages avec cette dernière.

"Une autre histoire d'amour"travail de Karla Hiraldo Voleau exposé au studio de la Maison Européenne de la Photographie, le 28 juillet 2022. (LOUISE FRETET)

Cette exposition collective est présentée selon une chronologie en deux temps. La face A est composée de séries des années 1950 à 2000 avec les artistes René Groebli, Emmet Gowin, Nobuyoshi Arakai, Hervé Guibert, Alix Cléo Roubaud, Larry Clark et Nan Goldin. La face B rassemble des œuvres des années 2000 à aujourd’hui et présente les auteurs JH Engström et Margot Wallard, RongRong&inri, Sally Mann, Collier Schorr, Lin Zhipeng (alias n°223), Hideka Tonomura et Leigh Ledare.

La scénographie a été pensée par Simon Baker, directeur de la Maison Européenne de la Photographie, comme une compilation musicale, comme une playlist d’amour que l’on offrirait à l’être cher. Au début de la visite, un QR code permet à chacun d’écouter des chansons d’amour choisies par le MEP pour déambuler dans l’exposition en pleine immersion amoureuse.

En parallèle de l’exposition, la MEP a lancé un concours photo sur les réseaux sociaux avec le hashtag #loeildelamour. Chaque amateur de photographie est invité à partager une image, récente ou ancienne, prise par lui, qui représente l’amour. Organisé en partenariat avec Vogue France, le concours mettra en lumière trois gagnants choisis par le jury, et un grand gagnant désigné par le nombre de « j’aime » remportés. La participation au concours est ouverte jusqu’au 21 août.

« Chansons d’amour », Maison Européenne de la Photographie. 5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris. Tous les jours sauf lundi et mardi, de 11h à 20h, nocturne le jeudi jusqu’à 22h Plein tarif 11 €. Jusqu’au 21 août 2022.



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