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L’amarrage brutal des géants marins.


Un porte-conteneurs CMA CGM dans l'estuaire de l'Elbe à Cuxhaven, en Allemagne, le 15 juillet 2023.

Une discipline de fer sur les coûts de fonctionnement, les annulations de services (bougie vierge) et des réductions d’effectifs parfois importantes : après des années 2021 et 2022 aux profits étonnants, l’accostage des compagnies de porte-conteneurs est brutal. Aujourd’hui, ils utilisent tous les moyens pour affronter la tempête qui s’annonce, victimes de l’effondrement des tarifs de fret et des prix facturés à leurs clients de l’industrie et de la grande distribution.

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A une semaine d’intervalle, le danois Maersk, l’allemand Hapag-Lloyd et le français CMA CGM ont publié des résultats trimestriels bien inférieurs à ceux du troisième trimestre 2022. Il en va sans doute de même pour l’italo-suisse MSC, numéro un. un dans le secteur. qui ne publie pas ses comptes.

Le troisième armateur mondial, CMA CGM, a annoncé vendredi 10 novembre un chiffre d’affaires en baisse de 42,6%, à 11,4 milliards de dollars (10,7 milliards d’euros) et un bénéfice net de 388 millions de dollars, alors qu’un an plus tôt il avait atteint 7 milliards de dollars. « La normalisation du secteur se poursuit, avec des conditions de marché que nous connaissions avant la pandémie (du Covid-19) »a commenté son directeur général, Rodolphe Saadé. Selon lui, la lenteur de l’économie devrait se poursuivre « va peser sur notre industrie dans la période à venir »même si les volumes transportés restent « solide ».

« Demande modérée »

De son côté, le géant danois Maersk a enregistré un résultat de 521 millions de dollars entre juillet et septembre, dix-sept fois moins qu’un an auparavant, et un chiffre d’affaires inférieur à 47% (à 12,1 milliards). Dans la foulée, il a annoncé la suppression de 3 500 emplois jusqu’en 2024, portant le total à dix mille en un an et réduisant ses effectifs à cent mille postes. « Notre secteur est confronté à une demande modérée, à des prix qui reviennent à leurs niveaux habituels et à des pressions inflationnistes sur notre base de coûts »a commenté son PDG, Vincent Clerc. Quant à l’allemand Hapag-Lloyd, numéro cinq mondial, il a gagné 264 millions de dollars au troisième trimestre, portant son bénéfice à 3,2 milliards sur les neuf premiers mois de l’année, loin des 13,8 milliards de 2022.

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Les chiffres ont explosé en 2021-2022, et les transporteurs ont réalisé des bénéfices d’environ 300 milliards au cours de cette période, du jamais vu dans leur histoire. Depuis près d’un an, ils sont plongés dans le gouffre. Le fret ponctuel ne couvre plus les frais de transport des « cartons », admet le patron de Hapag-Lloyd, Rolf Habben Jansen. Les transporteurs, comme Ikea, Walmart, Carrefour ou Apple, sont désormais en position de force pour négocier et obtenir de meilleurs tarifs contractuels auprès des armateurs, comme c’était la norme jusqu’en 2019, avant la crise sanitaire.

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