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L’Allemagne présente son plan colossal pour soutenir l’industrie


Le gouvernement allemand a annoncé ce jeudi 9 novembre un plan d’aide massif pour soutenir son industrie. L’objectif affiché est de réduire les prix de l’électricité. Pour y parvenir, Berlin opte notamment pour d’importantes baisses d’impôts et subventions jusqu’en 2028. Coût total : 12 milliards d’euros.

Les Vingt-Sept s’accordent enfin sur la réforme du marché européen de l’électricité

Dans le détail, l’exécutif allemand prévoit « réduire considérablement la taxe sur l’électricité » pour le secteur manufacturier. Celui-ci sera ramené de 1,537 centimes par kWh au minimum européen de 0,05 centimes par kWh, selon un communiqué. Prévu » jusqu’en 2025 « cette réduction pourra être prolongée » pour trois ans « .

Par ailleurs, le gouvernement a précisé que les entreprises qui consomment le plus d’énergie et « face à la concurrence la plus internationale « , bénéficiera de l’extension  » pour cinq ans » des mécanismes pour compenser une partie de leurs coûts liés aux marchés des droits à polluer.

 » Le gouvernement soulage massivement l’industrie manufacturière des coûts de l’électricité », a félicité le chancelier Olaf Scholz dans un communiqué.

L’Allemagne face à une crise énergétique

Cette annonce intervient après des semaines d’intenses discussions entre constructeurs, syndicats et gouvernement. Et à juste titre : il en va de l’avenir de l’industrie, pilier du modèle allemand.

Il convient de rappeler que l’Allemagne, qui a dépendu pendant des années du gaz russe bon marché pour s’approvisionner en énergie, a dû se passer de cette ressource après la guerre en Ukraine. Depuis, les constructeurs connaissent des prix de l’électricité particulièrement élevés, parmi les plus élevés d’Europe. En conséquence, certaines des activités les plus consommatrices d’énergie, comme la chimie, peinent à retrouver leurs niveaux de production d’avant-guerre, ce qui menace la délocalisation.

La situation est si grave que le gouvernement allemand prévoit une récession de 0,4% cette année. L’ancienne puissance européenne devrait être le seul pays du G7 à connaître une récession cette année, selon le Fonds monétaire international (FMI).

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Stagnation au Bundestag

Dans ce contexte, le ministre de l’Economie, l’écologiste Robert Habeck, réclame depuis plusieurs mois l’instauration d’un plafonnement des prix, à travers une subvention massive aux industries les plus consommatrices. Une solution rejetée par son homologue des Finances, le libéral Christian Lindner.

Ces derniers craignaient les coûts qu’engendrerait un tel système et les distorsions de concurrence. Le chancelier Olaf Scholz a appelé à un compromis.  » « Nous trouverons une bonne solution (…) qui contribuera efficacement à garantir qu’aucune entreprise ne survivra à cette situation de prix élevés. »promis fin octobre.

Même le FMI s’est prononcé sur la question du plan de soutien allemand.  » Nous recommandons de ne pas subventionner l’électricité pour l’industrie manufacturière en Allemagne » a déclaré Alfred Kammer, son directeur pour l’Europe, lors d’une visioconférence avec des journalistes à Bruxelles.

« Ce ne sera pas de l’argent bien dépensé. » Cela augmentera les prix de l’électricité pour ceux qui ne bénéficient pas du système de subventions, cela subventionnera les énergies fossiles dont nous voulons nous passer. Enfin, cela retardera une transformation (du système énergétique allemand) qui doit avoir lieu », a déclaré ce responsable s’exprimant depuis Washington.

L’Europe accepte de réformer les prix de l’électricité en acceptant la demande de la France

Mardi 17 octobre, lors d’un conseil réunissant les ministres de l’énergie de chaque pays, les États européens se sont finalement mis d’accord sur la réforme du marché de l’électricité, dont l’objectif est de réduire la facture des ménages et des entreprises tout en évitant les distorsions de compétitivité entre les pays membres. des pays.

Ce nouveau texte devrait servir de cadre à « vérifier » les prix de leur électricité, pour qu’ils ne soient pas soumis à la volatilité des marchés, comme le souhaite Emmanuel Macron. Il autorise ainsi l’accès à des contrats au forfait garantis par l’État (appelés contrats sur différence ou CfD) pour les installations existantes, dont le parc atomique d’EDF. Concrètement, pour que le groupe ne vende pas ses électrons aux prix (exorbitants) du marché, l’exécutif définirait un prix, appelé « prix d’exercice », proches des coûts de production d’EDF. Cependant, la Commission de régulation de l’énergie estime que ces derniers s’élèvent à environ 60 euros par mégawattheure, par rapport aux plus de 100 euros qu’ils coûtent actuellement sur les marchés.

Plus précisément, lorsque les prix du marché tombent en dessous de ce seuil prix de l’exercice, l’État indemniserait EDF. Mais s’ils étaient plus élevés, comme c’est le cas actuellement, EDF devrait rembourser la différence, renonçant à d’éventuelles marges. « C’est un nouvel outil pour protéger les consommateurs français »Nous nous sommes félicités à l’Elysée.

(Avec l’AFP)


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