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Nouvelles du Canada

La ruée vers l’or blanc : pas à tout prix

Ces évaluations indépendantes dirigées par des Autochtones sont de plus en plus populaires. Dans le nord de l’Ontario, les communautés ont déclaré un moratoire sur tout développement dans la zone minière populaire du Cercle de feu jusqu’à ce qu’une analyse d’impact régionale soit réalisée par un groupe autochtone.

Le Cercle de feu est situé à environ 540 km au nord de Thunder Bay et à environ 240 km à l’ouest de la baie James. Photo : Radio Canada

Tout a commencé avec les Squamish de la Colombie-Britannique qui ont réussi à mettre en place un processus environnemental qu’ils contrôlaientexplique Thierry Rodon, professeur de science politique à l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche sur le développement durable du Nord.

Pour ce projet de terminal de gaz naturel liquéfié (GNL), la Première Nation avait indiqué au promoteur qu’elle accepterait de participer à l’évaluation du projet à la condition de mener son propre processus d’évaluation environnementale. Ils ont demandé au promoteur de le financer, il a acceptéprécise Thierry Rodon.

Enfin, la Première Nation Squamish a donné son consentement en octobre 2015 au projet encore controversé après avoir mené sa propre évaluation environnementale.

On critique beaucoup les processus spécifiques mis en place par le BAPE dans les années 1990 à la demande des Autochtones. Parce qu’ils sont très techniques et que les communautés ont du mal à y participer. Parfois, il s’agit d’études extrêmement techniques pour une étude d’impact. Je l’ai fait, c’est quelque chose ! Ainsi, les communautés, en particulier les petites, n’ont pas toujours la capacité ou les personnes nécessaires pour passerprécise Thierry Rodon.

Thierry Rodon est professeur titulaire de sciences politiques à l’Université Laval.Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

De plus, selon lui, la les gens ont l’impression qu’ils n’ont pas grand chose à dire lors de consultations, d’audiences publiques, car des ERA, qui déterminent notamment la rente à verser aux Autochtones, ont déjà été signées. Il est problématique de les signer avant l’évaluation environnementale, car on ne connaît pas les impactsil argumente.

 » Tout cela a ses limites, c’est pourquoi les collectivités souhaitent mettre en place leur propre démarche environnementale. »

Une citation de Thierry Rodon, titulaire de la Chaire de recherche Nord sur le développement durable

Au niveau fédéral, la nouvelle loi sur l’évaluation d’impact tient davantage compte des Autochtones et une évaluation des effets qu’ils font doit être examinée.

Mais au Québec, selon Thierry Rodon, La prise en compte des peuples autochtones est bonne pour les langues et la culture, mais beaucoup plus compliquée pour la reconnaissance des droits territoriaux !.

Ce qui changerait, c’est la codécision. Que les communautés impactées par un projet fassent partie de la décision. Mais c’est compliqué. Nous n’en sommes clairement pas encore là..

Sauf chez les Cris.

La Nation crie du Québec est même avant-gardedéclare Luc Lainé, président du comité d’examen des impacts environnementaux et sociaux, COMEX.

Créé en 1975, soit trois ans avant la BAPE, le COMEX a le mandat de recommander – ou non – au ministre de l’Environnement ou à l’administrateur régional cri la réalisation de projets visés par la procédure d’évaluation environnementale sur le territoire d’Eeyou Itschee. Ensuite, déterminez les conditions.

Le Comité d’examen des impacts environnementaux et sociaux est un organisme indépendant qui relève du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Elle réalise l’évaluation environnementale et sociale des projets ayant un impact sur les populations et le territoire de la Baie James, au sud du 55e parallèle.Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

la BAPE et le COMEX sont à la fois indépendants et ont des processus similaires, mais les COMEX est cogéré, une scène mixte avec les gouvernements de la Nation crie et du Québecexplique Luc Lainé.

Cela le rend plus crédible auprès des populations cries, fait-il valoir. Je ne vous dirai pas de mensonges, pour dire que tout est beau. Mais au moins on a un espace privilégié pour se parler, poursuit Luc Lainé, lui-même natif. Il est Wendat.

Les évaluations environnementales menées par les Autochtones ou par un organisme cogéré sont donc de bonnes options.

 » Je ne veux pas critiquer le BAPE mais ce n’est peut-être pas la paire de souliers ou la paire de mocassins qui servira à tous les pieds. »

Une citation de Luc Lainé, président du COMEX

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