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la résistance des partisans juifs

Le ghetto de Minsk. Partisans juifs contre les nazis

par Hersh Smolar

Éditions Payot, 342 p., 22 €

C’est un témoignage exceptionnel, la chronique étonnamment sobre et précise de la résistance du ghetto de Minsk contre le nazisme. Écrivain, journaliste, juif et communiste, Hersh Smolar (1905-1993) se retrouve enfermé à Minsk fin juin 1941, en Biélorussie soviétique, quelques jours après avoir fui la ville polonaise de Bialystok, au début de l’offensive qui devait conduire les troupes allemandes à Moscou.

Environ 55 000 des 71 000 habitants juifs de la ville s’y trouvaient encore lorsque, le 19 juillet 1941, les autorités d’occupation les contraignirent à s’installer dans un « quartier juif ». A partir de là, l’entreprise d’extermination s’étalera sur deux ans de terreur.

90 000 Juifs sauvés

La résistance clandestine, dont Hersh Smolar était l’un des principaux chefs, permit néanmoins de sauver près de 9 000 juifs en les aidant à « partir » pour rejoindre des unités partisanes dans les forêts. Son récit montre ce qui faisait la spécificité du ghetto de Minsk : la coopération entre « Occidentaux » et « Orientaux » et le choix de la lutte armée en unités partisanes, hors ses murs.

Les Juifs de Pologne sont conscients de l’antisémitisme nazi, familiers de l’underground et imprégnés de culture révolutionnaire. Les Juifs soviétiques ont l’expérience de l’intégration dans la société biélorusse. Ce lien précieux facilite les relations avec les organisations de résistance de la ville, notamment le « gorkom », le comité municipal du parti communiste.

Conflits entre supporters

 » Contrairement à l’expérience d’autres ghettos, il écritil n’y a pas eu de discussion sur l’opportunité de rester avec le reste des Juifs, c’est-à-dire de considérer le ghetto comme la seule base de combat juive, ou de rejoindre les partisans dans la forêt « .

Hersh Smolar expose également les conflits entre supporters et ne s’en cache pas » son profond malaise face à l’antisémitisme qui sévit, après la libération de Minsk par l’Armée rouge, début juillet 1944, dans les régions libérées du nazisme et les organes dirigeants du Parti, sous couvert de lutte contre  » fractionnisme nationaliste « .

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