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La Reine – Rolling Stone


Éditorial de Belkacem Bahlouli, qui parle de la sauvegarde du patrimoine culturel américain, qui passe par Bob Dylan. Découvrez-le dans Rolling Stone #145.

C’est le numéro de l’été. C’est ce qu’a coûté à son acheteur la version unique de la relecture de « Blowin’ in the Wind » par son propre auteur, Bob Dylan, qui l’a réenregistré à Nashville avec son ami et producteur T-Bone Burnett. Vendu aux enchères chez Christie’s, à Londres, en juillet dernier, pour 1,48 million de livres, soit 1,69 million d’euros, ce disque unique – tant par son idée, son design, sa fabrication que sa présentation dans un coffret en noyer – est plus qu’un simple un coup médiatique et emmène la musique dans un autre univers, bien différent de celui dans lequel tentent de l’intégrer les pontes de l’industrie numérique, les fameux NFT. Parce que Dylan et T-Bone sont plutôt intelligents : « On a commencé à en parler sérieusement avec Bob il y a sept ou huit ans, expliquait Burnett au magazine américain Variety, à propos de cet enregistrement exclusif sur un nouveau format et destiné à un public extrêmement restreint. Lorsque la musique est devenue dangereusement banale, nous avons pensé qu’il serait plus facile de vendre un de ces disques pour un million de dollars que d’essayer d’en vendre un million pour un dollar.

Evidemment, ceux qui pensent que ce n’est qu’une histoire de gros sous sont vraiment loin du compte ! Dylan comme Burnett sont désormais loin de tout ça, surtout le « Zim » qui a vendu son catalogue au printemps dernier pour plus de 500 millions de dollars. Ce qui compte, pour l’auteur-compositeur et producteur aux parcours exemplaires, c’est la préservation du patrimoine culturel des États-Unis : « Ce que j’essaie de faire, c’est de créer un espace musical sur le marché des beaux-arts », explique T-Bone Burnett. Parce que la musique est aux États-Unis ce que le vin est à la France – la partie la plus précieuse et la plus importante de notre culture. Si l’un incarne depuis plus de quarante ans la pérennité de la musique traditionnelle américaine à travers ses productions et ses contributions à l’élaboration de ses bandes sonores, le second aussi, nous en avons eu la confirmation il y a plus de quinze ans. il y a quelques années, le 3 mai 2006 pour être précis, lorsque les auditeurs de la radio par satellite ont découvert le talent de conteur de Zim lorsqu’il les a emmenés dans une série thématique sur l’histoire de la musique américaine intitulée Theme Time Radio Hour. Son objectif ? Pour redécouvrir les chansons qui l’ont influencé tout au long de sa carrière.

Belkacem Bahlouli

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Retrouvez cet éditorial et bien d’autres sujets dans Rolling Stone n°145


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