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La pénurie grandissante de techniciens de laboratoire inquiète l’APTS


Sous le thème Pas de laboratoires, pas d’hôpitaux, le syndicat rappelle que le travail de ses membres est requis pour 85% des diagnostics médicaux. Ce sont des joueurs incontournables. Si nous n’avions pas les laboratoires, il serait presque impossible de faire des diagnostics comme nous le faisons aujourd’hui.dit le représentant national en Abitibi-Témiscamingue, Carl Verreault.

Ce dernier dénonce également une surcharge de travail pour les 114 technologues médicaux des laboratoires de la région, en raison d’une pénurie croissante de personnel. En 2019-2020, ses membres auraient effectué près de 10 000 heures supplémentaires. Entre 2016 et 2020, le recours à la main-d’œuvre indépendante aurait quadruplé.

On ne se retrouve pas dans une situation d’heures supplémentaires obligatoires, mais les gens font des heures supplémentaires pour ne pas tomber dans les heures supplémentaires obligatoiress’inquiète le représentant national.

Le représentant national de l’APTS en Abitibi-Témiscamingue, Carl Verreault.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Pour une décentralisation

Carl Verreault croit que la centralisation des laboratoires médicaux sous OPTILAB est en partie responsable de cette situation. Selon lui, le Centre universitaire McGill n’a pas fait de véritable planification de la main-d’œuvre depuis qu’il a repris la gestion des laboratoires de la région.

Il croit donc qu’une décentralisation des analyses, comme on l’a vu lors de la pandémie, serait bénéfique pour le réseau. Il aurait aimé voir cet élément dans la refonte du réseau de la santé et des services sociaux du ministre Christian Dubé.

Ils se sont rendus compte que pour centraliser les analyses à Montréal, il était presque impossible de fournir à la demande, ils ont donc déployé des appareils en région. Nous sommes vraiment en faveur de la décentralisation. Il n’a jamais été mis sur la table lors de la refondation qu’il voulait décentraliser les laboratoires, mais finira-t-il, quand le plan sera plus déployé, sera-t-il discuté ? Nous souhaitonssouligne M. Verreault.

Pénurie de diplômés

Carl Verreault croit également qu’il faut redoubler d’efforts pour contrer la pénurie de diplômés en technologie d’analyse biomédicale. Il prétend, par exemple, que les étudiants de ce domaine peuvent aussi profiter des bourses de Perspective Québec, afin de les encourager à entreprendre ce domaine d’études.

C’est encore une situation précaire en Abitibi-Témiscamingue. Nous avons la première année du programme de technologie d’analyse biomédicale donnée au Cégep de Val-d’Or par le Cégep de Rosemont. C’est la deuxième ou troisième année qu’il n’y a presque plus d’inscriptions et que la cohorte est annulée. A terme, il y a des risques que cette technique soit ferméeil a peur.

La pénurie grandissante de techniciens de laboratoire inquiète l’APTS

Étudiants en technologie d’analyse biomédicale dans leur laboratoire en 2017. (archive)

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, on confirme que pour une troisième année consécutive à l’automne prochain, il n’y aura pas assez d’inscriptions pour lancer une nouvelle cohorte dans ce programme. La dernière cohorte comptait quatre étudiants et termine actuellement sa formation.

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