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Nouvelles sportives

La France saura ce mercredi si elle est encore en lice pour organiser les jeux


Les Alpes-2030 après Paris-2024 ? La France saura ce mercredi si elle a convaincu le CIO de rester dans la course pour accueillir les Jeux olympiques d’hiver dans moins de sept ans, un pari audacieux alors que Paris accueille les Jeux olympiques d’été dans huit mois.

Après une campagne express et un dossier dressé en quelques semaines, les Alpes françaises retiendront leur souffle en fin de compte. L’annonce du CIO devrait intervenir vers 18h00 à la salle Hoche à Paris, où le conclave olympique se réunit de mercredi à vendredi pour un comité exécutif.

La Suède et la Suisse en course

Peu avant aujourd’hui, la commission du futur hôte de ces Jeux d’hiver présentera ses recommandations aux membres du CIO pour les éditions 2030 et 2034. Il appartiendra ensuite au CIO de choisir d’entrer ou non dans une « phase de dialogue », avec un ou plusieurs candidats, ce qui signifie officiellement pour le ou les candidats exclus de ce dialogue, la fin du rêve.

En revanche, « c’est grave », explique un responsable du mouvement olympique, pour qui la Suède, candidate malheureuse aux Jeux olympiques de 2026, et la Suisse, « restent deux géants ».

Imaginer une nouvelle aventure olympique, après les Jeux de Paris, donne une idée du niveau d’ambition que s’est fixé la France. « Mais l’espacement entre les deux Jeux Olympiques n’est pas vraiment un problème. Cela pourrait même être un avantage», estime une source proche du mouvement olympique français.

Un projet de Nice au Grand Bornand

Jusqu’à présent, le projet porté par les deux régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur a dépassé les étapes obligatoires liées à l’agenda fixé par l’administration olympique. Soit le dossier présenté à temps le 7 novembre, et un grand oral de trente minutes le 21, devant les membres de la commission spécifique du CIO, avec le ministre des Sports accompagné des deux présidents régionaux Renaud Muselier, Laurent Wauquiez, et le président du comité olympique français, David Lappartient.

Le projet, qui s’appuie à 95% sur les sites existants, s’étend de Nice au Grand Bornand, sur près de 500 km, avec un centre de ski alpin sur les sites de Courchevel-Méribel et Val d’Isère, la station de ski de fond. . le ski à La Clusaz et dans un village olympique basé à Nice, ainsi que des épreuves de patinage. A Nice également, la seule construction du projet, la patinoire, est prévue.

Des écologistes opposés au projet

Cette candidature a pris un tournant décisif avant l’été. Dès son élection fin mai président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) en remplacement de Brigitte Henriques, David Lappartient, également membre du CIO, a porté un projet qui semblait en perte de vitesse. Cependant, celui-ci n’a pas seulement du soutien. Les fédérations écologistes EELV avaient dénoncé cet été « une garantie présidentielle qui irait à l’encontre des lois d’artificialisation nette zéro et qui ridiculiserait la pénurie d’eau, amenant les JO à provoquer une accélération phénoménale du bétonnage de nos belles montagnes ».


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Eleon Lass

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