La France désignée pour accueillir la Coupe du monde masculine 2029 avec l’Allemagne

Après les Jeux Olympiques de Paris, la France pourra à nouveau espérer une grande compétition de handball chez elle. Ce mardi à la Maison du Handball de Créteil (Val-de-Marne), quelques heures avant le tirage au sort de la phase de poules des Jeux olympiques, la Fédération internationale (IHF) lui a attribué l’organisation du Championnat du monde masculin 2029, aux côtés avec l’Allemagne.

La France accueillera donc pour la quatrième fois la Coupe du monde masculine en janvier 2029, après 1970, 2001 et 2017. Le match d’ouverture et le dernier carré auront lieu à Paris, la moitié des phases de poules et deux quarts de finale dans deux autres pays français. villes restant à déterminer.

« L’idée est de faire rêver nos athlètes, de leur offrir un horizon post-olympique »

Philippe Bana, président de la Fédération française

« Ça a été un long voyage car on avait un peu oublié les grands événements chez nous, s’est félicité Philippe Bana, le président de la Fédération française (FFHB). La présence des Jeux avait quelque peu engourdi notre envie de poursuivre ce que nous avions fait en 2017 et en 2018 (Euro femmes). Nous en avons redécouvert le goût en passant du temps notamment avec nos amis allemands. Nous vivons les Jeux avant les Jeux avec une tournée dans douze villes de France, nous allons vivre les Jeux pendant les Jeux avec la fan zone de la Maison du Handball. Mais Jeux après Jeux, il fallait l’écrire. Au bout d’un moment, il nous est apparu évident que ce couple avait le pouvoir de nous faire rebondir après les Jeux. L’idée était aussi de faire rêver nos sportifs, et pas seulement nos licenciés, pour leur offrir un horizon post-olympique. »

Le Danemark, l’Islande et la Norvège en 2031

La France avait auparavant échoué dans sa candidature à l’Euro 2022 masculin (avec la Belgique et l’Espagne), attribué à la Hongrie et à la Slovaquie. Cette fois, après un long travail de lobbying, le duo franco-allemand, candidat à l’édition 2029 ou 2031 (la Suisse, qui y était initialement associée, s’était retirée du projet), était quasiment certain d’obtenir l’une des deux puisque la retrait récent de la candidature de l’Arabie Saoudite. Il ne lui restait plus qu’un seul rival, le trio nordique Danemark, Islande et Norvège, qui héritait donc de la Coupe du monde 2031.

Les Français, en tête de candidature, ont fortement milité pour 2029, le plus tôt possible, alors que leurs partenaires germaniques n’auraient pas été défavorables à 2031 puisqu’ils organiseront déjà, seuls, l’édition 2027. Les discussions s’étirent jusqu’à 2 heures du matin la veille.

Mardi matin, les deux nations ont offert une présentation joliment symbolique : Uwe Gensheimer, l’ancienne star de l’Équipe nationale et du PSG (2016-2019), s’est exprimé en français, vêtu d’un maillot bleu, tandis que Bertrand Gille, ancien pivot emblématique des Bleus et Hambourg devenu vice-président de la FFHB, avait enfilé le maillot allemand pour parler la langue de Goethe.

Un match d’ouverture à Nanterre devant 40 000 spectateurs ?

La France devrait accueillir la moitié des matches de poule, deux quarts de finale, la Coupe du Président (pour le classement de la 25e à la 32e place) et le dernier carré, qui se jouera à l’Accor Arena de Paris-Bercy. Elle souhaite également créer un événement lors du match d’ouverture qui devrait se jouer à la Paris La Défense Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine), avec une capacité portée à 40 000 spectateurs, selon Philippe Bana. Le manager évoque un budget de 40 millions d’euros pour la compétition et espère dépasser le million de spectateurs cumulés (atteint par l’Allemagne lors de l’Euro en janvier dernier).

Deux championnats du monde féminins ont été décernés en même temps. L’Espagne organisera l’édition 2029, suivie en 2031 par le couple République tchèque-Pologne.

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