Nouvelles du Canada

La fête du miel revient à Falher

L’événement se veut festif avec une variété d’activités, de musique et de nourriture locale, mais les apiculteurs ne sont pas d’humeur à faire la fête.

L’hiver a été long et rigoureux pour les abeilles de la province et les colonies ont subi des pertes importantes. Sur les quelque 300 000 colonies, un tiers n’aurait pas survécu.

Cependant, le gel et le dégel et les ravages causés par des parasites comme les varroas ne sont pas les seules préoccupations des apiculteurs, qui voient leur production chuter fortement.

Denis Simoneau constate une baisse de la production de miel sur sa ferme apicole.

Photo : Radio-Canada / Sofiane ASSOUS

Denis Simoneau a vu ses ruches se dépeupler les unes après les autres. Il est passé de 150 à 25 ruches en un seul hiver. Sa production de miel sera beaucoup plus faible cette année. Il évoque la monoculture à grande échelle.

Les agriculteurs détruisent les fleurs et les abeilles ont besoin de butiner. Ce qui se passe, c’est que lorsque les abeilles font le tour, elles ne trouvent pas les fleurs parce qu’il y a 160 acres de champs de blé.il explique.

Pour y remédier, Denis Simoneau a entamé des discussions avec ses agriculteurs voisins pour les sensibiliser à l’importance de varier leur production. Cela contribue à maintenir un écosystème déjà très fragile.il a dit. Ils pourraient cultiver des cultures autres que le blé, comme le canola, par exemple. Les abeilles auront le pollen nécessaire à la production de mielil ajoute.

Pour le directeur de la région du Nord-Ouest de l’Alberta Beekeepers Commission (Nouvelle fenetre), René Larocque, il y a un équilibre dans la nature qu’il ne faut pas rompre. Il pense que la population d’abeilles est en danger, notamment avec l’utilisation massive d’insecticides.

Si l’on compare notre situation actuelle à celle d’il y a 20 ans, il devient de plus en plus difficile de maintenir les abeilles en bonne santé.il a dit.

 » Les produits chimiques dans cet environnement sont un autre facteur qui cause de grands dommages aux abeilles, car elles sont vulnérables. »

Une citation de René Larocque, directeur régional de l’Alberta Beekeepers Commission

René Larocque pense aussi que le besoin de manger ne doit pas se faire au détriment de dame nature, si l’on veut continuer à déguster du miel.

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