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La Bourse de Casablanca connaîtra une embellie en 2022

Une question taraude les esprits : la Bourse est-elle prête à renouveler cette année sa performance de 2021, soit 18,35 %, après une chute de 7,27 % un an plus tôt ? S’il est trop tôt pour le dire, il n’est pas risqué de tabler sur le maintien de cette tendance haussière. Explications de Yousra Maarouf, Senior Equity Research Analyst chez Société Générale.

2021 aura été une année euphorique pour la Bourse. Le Masi, principal indice de la côte casablancaise, a clôturé sur une performance annuelle de 18,35 %, après une forte baisse (-7,27 %) en 2020, sous l’effet de la crise sanitaire liée au Covid. -19. Le marché a enregistré un volume global d’échanges de plus de 74,74 milliards de dirhams, proche de celui enregistré avant la crise, soit 75,39 milliards en 2019. Cette bonne performance était-elle attendue ?
Pour Yousra Maarouf, Senior Equity Research Analyst chez Société Générale, ce rebond était attendu, mais peut-être pas au niveau atteint. « On s’y attendait, c’est conforme à nos prévisions. Cette performance est corrélée au rebond de l’économie en général grâce à l’amélioration des conditions sanitaires », a-t-elle déclaré au journal « Le Matin ». Cependant, l’analyste estime que cette évolution est meilleure que prévu, Masi surperformant, enregistrant un « rebond solide, au-dessus de nos prévisions ».
Cette dynamique a profité à la plupart des filières représentées sur la côte casablancaise. Il s’agit en premier lieu, comme on pouvait s’y attendre, de l’industrie pharmaceutique compte tenu de son lien direct avec la pandémie. Ce secteur a, en effet, affiché un net bond de 179,65% à la fin de l’année écoulée. Dans le top 5 des secteurs les plus performants en 2021 figurent également les biens d’équipements mécaniques et industriels, avec des gains annuels de 79,30 %, la foresterie et le papier (59,38 %), la chimie (58,58 %) et la distribution (52 %).

En revanche, quatre secteurs n’étaient pas au rendez-vous de la performance. Il s’agit des utilities (-36,88%), des sociétés de portefeuille/holding (-5,38%), des télécommunications représentées par IAM seul (-3,83%) et des loisirs et hôtellerie (-3,73%).
Cela dit, la grande question que tous les acteurs du marché doivent se poser est de savoir comment le marché va se comporter cette année qui vient de commencer et s’il peut réitérer cette performance. Pour Yousra Maarouf, la tendance observée l’an dernier devra être maintenue, sous l’effet de l’amélioration progressive des conditions sanitaires et de l’impact positif qu’elle peut produire sur l’économie.

Deux à trois introductions cette année

La bourse bénéficierait également, selon l’expert, des chantiers d’envergure que devra subir le Sahara suite à la reconnaissance de son statut marocain par les Etats-Unis. En effet, explique-t-elle, cela constitue un potentiel important pour certains secteurs, notamment la cimenterie car laisse, d’ailleurs, montrer les volumes d’échanges que connaissent ces valeurs. De même, ajoute-t-elle, les valeurs immobilières peuvent bénéficier de ces projets. Les matières premières qui sont cotées à la Bourse de Casablanca et qui sont corrélées aux cours internationaux peuvent également enregistrer une bonne performance cette année. Idem pour l’industrie agro-alimentaire.
En outre, l’analyste principal de recherche actions de Société Générale s’attend à ce que le rythme des introductions en bourse s’accélère, avec deux à trois introductions en bourse cette année. L’analyste considère que le recrutement de TGCC a été un très bon exemple, puisqu’il a montré que l’épargne est là et que les investisseurs sont exigeants. L’occasion n’a qu’à se présenter.



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