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« La bande de nazis qui est allée à Zemmour était au Rassemblement national », s’amuse Claude Malhuret


Solène Delinger
modifié en

8 h 49, le 14 avril 2022

Claude Malhuret était l’invité d’Europe 1 ce jeudi matin. Au micro de Sonia Mabrouk, la sénatrice de l’Allier a évoqué la diabolisation entreprise par Marine Le Pen ces dernières années, et facilitée par l’arrivée d’Eric Zemmour dans le paysage politique français. Alors que le candidat frontiste affirmait que l’ex-polémique était entouré de gens « peu recommandables », Claude Malhuret rappelle que ces gens étaient autrefois au Rassemblement national.

Claude Malhuret alerte les électeurs français. Au micro de Sonia Mabrouk ce mercredi matin sur Europe 1, la sénatrice de l’Allier a estimé que la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen avait réussi à faire oublier son étiquette d’extrême droite. Son entreprise de diabolisation, entreprise depuis plusieurs années, s’est accélérée grâce à l’arrivée dans le paysage politique de l’ancien polémiste Eric Zemmour, qui a fait de la théorie du Grand Remplacement l’un des axes principaux de sa campagne.

Des proches de Zemmour sont d’anciens RN

« Les électeurs ne doivent pas se faire une seule illusion », prévient-il au micro d’Europe 1. « Marine Le Pen disait que Zemmour était entouré de gens peu recommandables, et notamment d’une bande de nazis. C’est elle qui l’a dit. Cette bande de nazis et ces gens peu recommandables qui sont allés à Zemmour, d’où venaient-ils ? Où étaient-ils avant ? Ils étaient au Rassemblement National. Elle est donc bien placée pour qu’ils le sachent ». Pour Claude Malhuret, Marine Le Pen n’a pas « fait le ménage ». Ce n’est pas le candidat RN qui a voulu que ces gens partent : « Ils sont partis eux-mêmes. Ils sont partis parce qu’ils pensaient que Zemmour allait gagner ».

« Ce sont les mêmes hommes », insiste la sénatrice, pour qui Marine Le Pen, qui « essaye de faire passer Macron pour un dictateur », n’est « en aucun cas une démocrate ». Si Claude Malhuret refuse de qualifier la candidate RN de « nazie » ou de « fasciste », il explique qu’elle n’est en rien un « parangon de la démocratie ».

Baisse du pouvoir d’achat

Claude Malhuret met également en garde les Français contre les promesses faites par la candidate frontiste, qui a basé sa campagne sur le pouvoir d’achat. « Le jour où Marine Le Pen sera au pouvoir, il y aura une chute immédiate du pouvoir d’achat, à partir du 25 avril », prévient-il. Selon lui, Marine Le Pen sera « incapable de gouverner » si elle arrive au pouvoir. « D’ailleurs, elle n’a pas cité un seul nom pour son gouvernement. Elle a juste dit que Zemmour et Marion Maréchal n’en feraient pas partie », souligne la sénatrice.

europe1 Fr

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