Skip to content
Jordan Bardella facilement élu président du Rassemblement national

Donné ultra-favori, Jordan Bardella a accédé samedi 5 novembre à la présidence du Rassemblement national (RN). Il succède ainsi à Marine Le Pen, qui souhaitait prendre du recul par rapport à l’appareil pour se concentrer sur la direction du groupe des 89 députés d’extrême droite à l’Assemblée nationale. Libérée de l’intendance partisane, la députée va pouvoir amplifier sa présence médiatique et politique et peaufiner une quatrième candidature présidentielle en cinq ans.

Le résultat du vote des adhérents, dévoilé lors d’un Congrès à la Maison de la Mutualité à Paris, a mis fin à un faux suspense : après trois mois de campagne, personne n’imaginait l’échec du président par intérim Jordan Bardella, qui affrontait le maire de Perpignan Louis Aliot.

La question qui restait, cependant, était l’étendue de sa victoire. L’eurodéputé s’était fixé pour objectif d’obtenir au moins 67,65 % des suffrages, le score obtenu par Marine Le Pen face à Bruno Gollnisch pour succéder à Jean-Marie Le Pen il y a onze ans. En atteignant 85% des suffrages – un résultat interne non vérifiable de sources indépendantes – Jordan Bardella a fait mieux qu’il ne l’avait espéré et se voit positionné très confortablement à la tête du parti.

Une ascension fulgurante

L’élection de Jordan Bardella vient parachever une ascension fulgurante entamée en 2019 lorsqu’il avait pris la tête de la liste RN aux européennes, avant de remporter l’an dernier la présidence par intérim du parti.

Originaire de Seine-Saint-Denis, le jeune homme qui a fêté ses 27 ans mi-septembre s’est surtout révélé lors de la dernière campagne présidentielle à travers des débats télévisés où son aisance et son habileté ont parfois mis en difficulté des adversaires aguerris. .

Populaire auprès de la base militante, M. Bardella loue son « une relation unique de confiance inestimable » avec Marine Le Pen, à qui il jure régulièrement fidélité et loyauté. parfois considéré comme « la créature » du patron de l’extrême droite française, aux rangs du RN, il va désormais falloir qu’il trouve sa place, alors que le parti a souvent réservé un sort cruel à son numéro deux – « Le destin de Dauphin est parfois de s’échouer »avait résumé en son temps Jean-Marie Le Pen.

Une ligne identitaire

Au-delà de ses propres ambitions, Jordan Bardella incarne une ligne identitaire et radicale au sein d’un parti qui a surjoué la « dédiabolisation » ces dernières années. Le député européen ne cache pas ses relations avec le « identités » à l’intérieur et à l’extérieur du RN, et sa proximité idéologique avec Eric Zemmour, dont il reprend sans mal la rhétorique autour d’un soi-disant « super remplacement ».

New Grb1

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.