Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Nouvelles localesPolitique

Irak : 8 tempêtes de sable en moins d’un mois dans ce pays parmi les plus vulnérables au changement climatique


La dernière tempête de sable avait entraîné un décès le 5 mai des suites de troubles respiratoires, des symptômes qui avaient également poussé plus de 5 000 personnes à se rendre dans les hôpitaux pour se faire soigner.

Le ministère irakien de l’Éducation a annoncé la fermeture de toutes les écoles du pays et le report des examens jusqu’à mardi. Les examens universitaires ont également été reportés.

Changement climatique et désertification

Depuis la mi-avril, l’Irak a connu pas moins de huit tempêtes de sable en l’espace de quelques semaines. Les autorités présentent l’Irak comme l’un des cinq pays au monde les plus vulnérables aux effets du changement climatique et de la désertification.

Lundi à l’aube, les toits de la ville, les voitures garées dans les rues et même le mobilier des maisons étaient recouverts d’une couche de sable jaune très fin, ont constaté des correspondants de l’AFP.

Une pluie de sable du Sahara tombe à nouveau en France

Au moins « 4 000 cas d’étouffement« ont été identifiés dans des hôpitaux, a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé, Seif al-Badr, dans un communiqué ».Tous les patients ont reçu les soins nécessaires», selon la même source.

Aux urgences de l’hôpital Cheikh Zayed de Bagdad, une vingtaine de personnes, pour la plupart des hommes âgés, sont allongées sur des lits, des masques couvrant le bas de leurs visages fatigués, pour les aider à respirer grâce à des ventilateurs. Depuis l’aube, l’hôpital a admis quelque 75 patients venus recevoir des doses d’oxygène, a déclaré à l’AFP l’un des responsables des urgences, Talib Abdel Moneim Nejm : « Les patients d’un âge avancé souffrent de maladies chroniques, de problèmes cardiaques ou respiratoires« .

Couché sur le côté, Hadi Saada, 70 ans, respire et parle avec beaucoup de difficulté. A chaque tempête le même scénario se répète et c’est la troisième fois que son fils Mohamed accompagne son père cardiaque à l’hôpital. Khaled Jassem en est à sa deuxième visite. « Nous y sommes depuis huit heures du matin, mon père a 70 ans et souffre d’insuffisance cardiaque, de diabète et d’hypertension, la poussière l’étouffe», confie le fils Walid.

L’aéroport de Bagdad a annoncé la reprise du trafic aérien en début d’après-midi, après avoir suspendu les vols en raison de « avec une visibilité de 300 mètres», selon l’agence de presse officielle INA. L’aéroport de Najaf, ville sainte chiite au sud, et celui de Suleimaniya, au Kurdistan autonome au nord, ont également fermé pour la journée, selon la même source.

Au moins sept des 18 provinces du pays ont annoncé la fermeture des administrations publiques, à l’exception des départements de santé, dont la capitale Bagdad.

300 jours de poussière par an d’ici 2050

La tempête de sable devrait progressivement se dissiper dans la soirée, selon les services météorologiques. Au cours des deux prochaines décennies, l’Irak devrait connaître « 272 jours de poussière » par an. En 2050, le seuil des 300 jours sera atteint, selon un responsable du ministère de l’Environnement.

Parmi les mesures préconisées pour lutter contre ce phénomène, les autorités citent «la création de les forêts qui servent de brise-vent« .

A lire aussi :

COP15 sur la désertification : des initiatives pour lutter contre l’assèchement des sols

Touristes occidentaux découvrant l'Irak, une terre inconnue

Touristes occidentaux découvrant l’Irak, une terre inconnue

Toutes les vagues de chaleur sont renforcées par le changement climatique, selon les experts

Toutes les vagues de chaleur sont renforcées par le changement climatique, selon les experts

GrP1

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.
Bouton retour en haut de la page