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Investitures, Renaissance… La campagne des législatives lancée


LREM. Quelques jours après l’alliance scellée avec François Bayrou et Edouard Philippe pour les législatives, LREM lance sa campagne pour les législatives. Et ne va pas encore changer de nom.

Les quais de Paris, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), nouveau lieu emblématique de La République en marche ? Le site depuis lequel Emmanuel Macron avait véritablement lancé sa campagne présidentielle en présentant son programme a été une nouvelle fois le théâtre d’un grand rassemblement de la majorité présidentielle. La bataille élyséenne étant gagnée, il était temps de lancer celle des élections législatives, mardi 10 mai 2022. À un mois du premier tour, il s’agissait de former les candidats aspirant à (re)devenir députés. Pour ce faire, différents ateliers étaient prévus : sur le projet, la stratégie, les outils de campagne et la communication. Le tout clôturé par un discours d’Emmanuel Macron pour galvaniser ses troupes. Un grand rassemblement avec un objectif principal : afficher la singularité de la formation politique en lançant la campagne « au niveau national avant que chacun n’aille la décliner sur son territoire », comme l’a expliqué l’équipe de campagne.

Des nominations sous tension aux législatives pour LREM

Une unité de façade qui cache un certain nombre de tensions, passées ou présentes. Car avant la photo de famille, les négociations entre les différents mouvements proches de LREM ont été âpres. La confédération « Ensemble », qui doit permettre à Emmanuel Macron d’obtenir à nouveau la majorité à l’Assemblée nationale, regroupe plusieurs partis, dont Horizons d’Edouard Philippe, avec qui les relations ont été particulièrement tendues ces dernières semaines, mais aussi le MoDem de François Bayrou, Agir de Franck Riester ou Territoires de progrès d’Olivier Dussopt. Les négociations sur la répartition des circonscriptions ont été âpres et certains arbitrages n’ont pas fait l’unanimité. Les députés LREM élus en 2017 n’ont pas été réinvestis par le parti macroniste malgré leur intention de briguer un second mandat, laissant une ambiance de petits arrangements d’arrière-cuisine au goût amer pour les laissés pour compte. Du moins pour l’investiture, car des candidatures dissidentes ont déjà été annoncées, comme celle de Stéphane Vojetta, député du 5et circonscription des Français de l’étranger, tandis que LREM soutenait Manuel Valls sur ce territoire.

Les députés LR passés à LREM

Quant au démêlage des Républicains, seuls les électeurs (du moins les présidentiels) semblent avoir fui leur parti au profit d’Emmanuel Macron. Car La République en marche n’a réussi à enrôler officiellement que cinq ex-LR dans ses rangs. Deux prises sont pourtant symboliques : celle de Robin Reda, conseiller régional LR et proche de Valérie Pécresse, ainsi que celle de Constance Le Grip, derrière la députée LR des Hauts-de-Seine, territoire historiquement voué à la droite traditionnelle, et élu au 6 symboliqueet circonscription, celle de Neuilly-sur-Seine, où Nicolas Sarkozy a remporté toutes les élections locales de 1983 à 2005. S’il ne devait pas appauvrir davantage Les Républicains, La République en marche, et plus largement la coalition « Ensemble », auraient décidé de « laisser » certaines circonscriptions à des LR jugés Macron-compatibles, à l’image de Damien Abad ou Guillaume Larrivé. Comprenez que la majorité ne fera pas tout son possible pour remporter la victoire dans ces territoires.

La République en marche est-elle vraiment devenue « Renaissance » ?

Ces derniers jours, la nouvelle du changement d’identité de La République en marche a beaucoup circulé. Après s’être appelée En Marche à sa fondation il y a six ans, puis LREM une fois Emmanuel Macron au pouvoir, la formation politique a dû changer de nom pour s’appeler « Renaissance ». L’annonce a été faite par Stanislas Guerini, jeudi 5 mai 2022, lors d’une conférence de presse au siège du parti. « C’est bien un changement de nature et de nom que nous amorçons. C’est une refondation de LREM pour construire un parti présidentiel qui s’appellera Renaissance », a-t-il expliqué. Exit LREM, place à Renaissance ? Pas assez.

Cette modification n’est pas définitive. Surtout, l’annonce pourrait être prématurée. C’est ce qu’explique Playbook, qui cite une source interne du parti. La majorité serait visiblement « surprise » d’avoir appris cette annonce du changement de nom du principal parti de la coalition au pouvoir. Ce même terme « Renaissance », déjà utilisé comme nom de la liste LREM aux élections européennes de 2019, devrait en réalité être utilisé pour un « processus de refondation » pour fondre LREM dans un ensemble plus vaste. Cette union qui « absorbera les petits partis », selon la source de Playbook, devrait également inclure « Agir » et « Territoires du progrès », petites formations sur la même ligne politique que LREM. Une hypothèse que Stanislas Guérini a semblé confirmer lors de son passage sur RTL le 6 mai : « Nous avons décidé de lancer la création d’un nouveau parti politique, qui s’appellera Renaissance, ce n’est pas encore fait, mais qui rassemblera (…) partis politiques, c’est la proposition que nous allons faire à nos partenaires, je pense à Agir, aux Territoires du progrès (…) ». Le tout dans le but de « créer un parti politique plus large », a-t-il expliqué. La transition de LREM à Renaissance ce n’est donc pas pour tout de suite.

GrP1

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