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Inculpés aux États-Unis : des ex-investisseurs de l’entreprise québécoise Loop Industries risquent 20 ans de prison


D’anciens investisseurs de l’entreprise québécoise Loop Industries se retrouvent en grande difficulté, accusés de complot et de fraude en valeurs mobilières aux États-Unis après avoir été chopés par un agent double du FBI.

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Ils auraient mis en place un système de pomper et vider afin de gonfler le prix des actions de Loop Industries, basée à Terrebonne, pour les revendre et ainsi encaisser des profits.

Les quatre accusés risquent jusqu’à 20 ans de prison et une amende de 250 000 dollars.

blanchiment d’argent

Selon le procès, le Californien Robert Lazerus aurait promu les actions de Loop, une entreprise de plastique durable, en offrant des informations privées à un investisseur qui était en fait un agent double du FBI. L’investisseur californien Jonathan Destler et l’homme d’affaires albertain David Stephens auraient également participé au stratagème.

Donald Danks, membre du conseil d’administration de Loop jusqu’en 2018, est également accusé de blanchiment d’argent.

Les faits se sont déroulés entre octobre 2014 et février 2022, alors qu’ils étaient à un moment ou à un autre liés à l’entreprise. Ils n’ont plus tous de liens avec Loop.

Le fondateur et grand patron de Loop Industries, Daniel Solomita, se désolidarise de ces accusations.

« Notre entreprise n’est pas impliquée du tout. C’est une non-histoire pour nous, on n’a absolument rien à faire là-dedans », a-t-il déclaré, exaspéré, dans une interview à Le journal.

Achat illégal

En 2015, First American Group, une société du Nevada, a fusionné avec Loop Holdings, créant Loop Industries.

Au moment de son introduction en bourse, David Stephens, propriétaire de First American Group, aurait alors contrôlé la totalité des 6,5 millions d’actions en circulation sans toutefois le divulguer, ce qui est illégal. Ils étaient dans des entités au large qui ne semblaient pas tous lui appartenir.

Il aurait alors vendu des blocs d’actions à Donald Danks et Jonathan Destler pour des sommes dérisoires.

Ces « actions détenues et vendues de Loop leur ont été fournies par Stephens sans divulguer leur participation majoritaire dans l’action, et ont réparti le produit de ces ventes entre eux, Stephens et Lazerus », lit-on dans l’acte. Acte d’accusation du 22 novembre.

Un Californien de 86 ans, dont l’identité est protégée, aurait été l’un des plus gros acheteurs d’actions de Loop. Il aurait acheté des actions pour un total d’environ 5 millions de dollars américains.

Le courtier Robert Lazerus serait devenu, au fil du temps, très impliqué dans la vie financière de l’aîné. Son fils, qui avait des doutes sur les décisions de son père et l’influence de Lazerus sur lui, a décidé de collaborer avec le FBI.

Piégé par un agent double

En février 2020, il a présenté un agent double à Lazerus, le présentant comme un « ami à la recherche de bonnes opportunités d’investissement ».

À plusieurs reprises, Lazerus aurait donné à l’agent du FBI des informations privilégiées, notamment de nouveaux contrats ou des communiqués de presse, et l’aurait exhorté à acheter des actions avant que leur prix n’augmente. Lazerus aurait demandé une cote de profit de 10% à 20%.

Selon un document judiciaire, l’agent double aurait offert près de 10 000 dollars américains à Lazerus entre décembre 2020 et décembre 2021.

« Je crois que Lazerus, et probablement aussi Destler, ont manqué à une obligation de confidentialité envers Loop […] en divulguant des informations importantes et non publiques à des tiers dans le but de négocier des titres de Loop », a écrit l’agent spécial du FBI David Patterson dans sa plainte.

Dans son enquête, la Securities and Exchange Commission (SEC) a parfois noté un pic d’activité boursière avant que Loop n’annonce des informations importantes.

En octobre dernier, la SEC a déposé une plainte contre les quatre mêmes hommes.

– Avec Nicolas Brasseur, Bureau d’enquête

Qu’est-ce que le pompage et le vidage ?

Il s’agit d’un stratagème frauduleux qui consiste à gonfler artificiellement le cours de l’action et le volume des transactions d’une société cotée (pompe) afin que les personnes qui contrôlent une partie substantielle des actions de la société puissent vendre des actions à des prix artificiellement élevés à d’autres investisseurs (décharger).

Source : ministère de la Justice des États-Unis

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