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Grève de janvier 2023 : à quoi s’attendre ?


L’année 2023 pourrait démarrer sous le signe de la contestation avec des grèves annoncées dans de nombreux secteurs, des transports à la fonction publique, qui maintiennent leurs revendications de hausse des salaires et d’abandon de la réforme des retraites.

Et si les nombreux mouvements sociaux de fin d’année reprenaient en force en janvier 2023 ? C’est en tout cas ce que promettent les syndicats de différents secteurs, à commencer par celui des transports. Alors que la grève des contrôleurs de la SNCF perturbe le trafic pendant les vacances de Noël et que la RATP a parfois paralysé le trafic du métro entre novembre et décembre, l’entreprise en charge des transports parisiens s’apprête à remettre le couvert « vers le 10 janvier 2023 » selon un syndicat la source. Mais la vague de contestation pourrait s’étendre bien au-delà des transports, comme l’a laissé entendre le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez au micro de Infos France mi-décembre : « Il y a déjà des préavis de grève qui ont été déposés pour le mois de janvier dans les professions où c’est obligatoire ».

La fonction publique, le secteur de l’énergie ou encore celui du commerce et de la grande distribution pourraient faire entendre leur voix et leurs revendications en janvier. De plus, ces revendications se recoupent souvent entre les syndicats et les milieux grévistes. Au programme : augmentation des salaires, rejet de la réforme des retraites, conditions de recrutement et de travail… Les mêmes que celles apportées ces derniers mois et qui n’ont toujours pas trouvé de réponse.

Quand auront lieu les grèves en janvier 2023 ?

Alors que les grèves préparent la rentrée en janvier, une date se démarque : celle de 10 janvier 2023. Soit le jour où Emmanuel Macron doit présenter la réforme des retraites. Hasard? Certainement pas. Le projet de réforme est source de conflits dès qu’il est mis sur la table. Le secteur des transports, très impliqué dans la lutte contre la réforme des retraites, compte donc se mobiliser sur cette période. Mais c’est bien tout le mois de janvier qui pourrait être rythmé par des mouvements de grève. Dans la fonction publique et le secteur de l’énergie, les préavis de grève courent du du 1er au 31 janvier tandis que du côté de l’Éducation nationale un appel à la grève était lancé pour la journée du 17 janvier.

Quels secteurs seront en grève en janvier ?

Déjà plusieurs secteurs par la voix de différents syndicats se sont dits prêts à manifester et à faire grève pour faire entendre leurs revendications et défendre leurs intérêts.

  • Le transport : la RATP a appelé à une nouvelle grève en janvier 2023 pour « durcir le mouvement » engagé depuis plusieurs semaines. « Nos syndicats constatent que nos revendications (revalorisation statutaire, revalorisation des effectifs, etc.) n’ont pas été entendues », ont écrit la CGT, FO, l’Unsa et La Base dans un communiqué intersyndical jugeant les propositions insatisfaisantes. faite par la direction lors des négociations annuelles obligatoires. Les syndicats de la SNCF, qui n’ont pour l’heure pas avancé, ont laissé courir les préavis jusqu’en janvier pour peut-être rejoindre le mouvement de grève. Du côté du transport aérien, un préavis de grève court jusqu’au 2 janvier.
  • Le Service publique : ce sont bien les fonctionnaires des trois camps (fonctionnaires de l’Etat, des territoires et des hôpitaux) qui sont appelés à se mobiliser durant le mois de janvier. Et Céline Verzeletti, la secrétaire générale de la CGT-Fonction publique veut croire aux « mobilisations massives ». Dans le secteur de la santé, les soignants et infirmiers s’étaient déjà mobilisés lors des précédentes journées de grève en octobre et novembre et pourraient repartir. L’Education nationale fait aussi partie du secteur public et les syndicats d’enseignants ont appelé à la grève le 17 janvier pour défendre la hausse des salaires et les lycées pro visés par une réforme décriée.
  • L’énergie : plusieurs grèves ont perturbé les entreprises de ce secteur avec des manifestations dans les centrales nucléaires, les raffineries et sur différents sites EDF et GRDF. Les élans contestataires persistent et la secrétaire nationale du syndicat des énergies CFE-Unsa pour EDF, Amélie Henri informe AFP qu’un « préavis de grève du 19 décembre au 31 janvier » a été déposé. De même, Fabrice Coudour, le secrétaire fédéral de la FNME-CGT, a assuré que face à la réforme des retraites, la CGT de l’énergie va se mobiliser.
  • le Commerce : les mouvements sociaux ont trouvé un écho dans les petits commerces comme dans la grande distribution depuis novembre et en janvier de nouvelles grèves pourraient toucher les enseignes Conforama, Castorama, Cultura, Galeries Lafayette mais aussi Go Sport (en redressement judiciaire), Pimkie et C&A selon Audrey Ricci , secrétaire adjoint de la section commerciale fédérale de la FEC-FO. Côté distribution, les salariés d’Aldi pourraient rejoindre le mouvement.

Pourquoi des grèves sont-elles annoncées en janvier 2023 ?

Sans surprise, les motivations qui poussent les syndicats à appeler à la grève sont liées à la question des salaires et à la très clivante réforme des retraites. Les revendications d’augmentation de salaire ne datent pas d’hier et traînent depuis plusieurs mois, voire plus. L’inflation, qui a considérablement réduit le pouvoir d’achat des Français, et la crise énergétique, qui a fait grimper tour à tour les prix du gaz, de l’électricité et surtout de l’essence, ont été de nouveaux motifs pour les syndicats de militer pour une augmentation des salaires. Mais rares sont les revendications qui ont trouvé des réponses satisfaisantes de la part des patrons et les séries de négociations annuelles obligatoires organisées dans plusieurs secteurs (énergie, transports, etc.) n’ont fait que cristalliser et parfois exacerber les conflits. Tous les grévistes de janvier entendent donc faire campagne pour une augmentation de salaire à la mesure de leurs revendications.

L’autre grand dossier derrière les innombrables appels à la grève de janvier 2023 est la réforme des retraites. La présentation du projet gouvernemental qui crispe les syndicats depuis le précédent quinquennat d’Emmanuel Macron a été reportée au 10 janvier 2023 et doit annoncer le lancement du processus de sa mise en œuvre. Problème, tous les syndicats se liguent contre cette réforme qui prévoit le rapport de l’âge de la retraite à 65 ans ou la suppression des régimes spéciaux dont bénéficient les travailleurs des différents secteurs qui préparent une grève. Les mobilisations visent donc à bloquer la réforme, coûte que coûte. Secteur par secteur, d’autres revendications sont également formulées, à l’instar des enseignants qui veulent s’opposer à la réforme du siège professionnel et contre lesquels ils ont déjà fait campagne le 17 novembre. Mais ce n’est qu’un exemple et ces revendications restent minoritaires.

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