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Grand intérêt pour les données sur la qualité de l’air


Deux semaines après l’installation de capteurs de particules fines pour mieux mesurer la qualité de l’air à Limoilou, les données sont suivies de très près par les citoyens intéressés.

• Lisez aussi : Limoilou : des citoyens installent 75 capteurs d’air

« Ce projet est définitivement plus populaire qu’il n’aurait pu l’être. Nous avons toujours accès aux données sur Internet. J’étais sceptique sur les lieux choisis, mais j’ai hâte de voir ce qui en sortira », explique Séréna Bilodeau, qui a reçu le premier capteur sur son balcon du Vieux-Limoilou, le 1 Rue, près des bretelles d’autoroute.

Titulaire d’un baccalauréat en environnement, la jeune femme consulte fréquemment les données disponibles en ligne.

Variantes

« Ici, ce n’est jamais les mêmes résultats qu’ailleurs, alors ça me dit que c’est vraiment dégueulasse. Il y a eu trois jours au-dessus de la norme avec un impact direct sur ma condition physique », raconte Mmoi Bilodeau, qui garde néanmoins une réserve sur l’interprétation des résultats qui fluctuent beaucoup selon les heures et les jours.

Un résultat alarmant pourrait provenir d’un rejet de l’incinérateur, mais aussi d’un événement ponctuel tel qu’un incendie majeur survenant à proximité.

Le citoyen craint également que les études futures soient basées sur des capteurs positionnés dans des endroits plus frais, et ne représentent pas vraiment l’ampleur du problème.

Tout près du capteur installé, le canapé de son balcon semble recouvert de particules. « Je passe un aimant et il se colle dessus. C’est du métal. Il y a tellement de résidus qu’on pourrait les mettre dans un bocal pour les analyser », ajoute-t-elle.

Déplacer

Après deux ans dans le district, Séréna Bilodeau a choisi de quitter le district le 1euh juillet, même si son entreprise s’appelle Limoiland.

« C’est un deuil. J’ai toujours les pieds noirs et la maison est toujours sale. Je vais à Saint-Malachie au bord de la montagne. »

Invoquant « l’insuffisance » des données gouvernementales, le projet Limoil’Air sera déployé jusqu’en juin 2023.

Le professeur et chercheur Guillaume Simard a ainsi réparé l’appareil qui recueillera des données sur la qualité de l’air.

Alimenté à l’électricité, chaque capteur est connecté au réseau wifi et les données sont envoyées régulièrement, toutes les deux ou trois minutes.

Quelque 75 foyers du Vieux-Limoilou, Lairet et Maizerets sont équipés de capteurs.

Le projet coûtera 40 000 $, financé principalement par la Caisse Desjardins et par l’enveloppe budgétaire de Sol Zanetti, député solidaire du secteur.

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