Politique

gagnants et perdants


Pour les touristes étrangers, notamment américains, qui viennent en France et qui ont des dollars en poche, lal’euro qui continue de baisser, C’est une bonne nouvelle. Avec le même montant, ils peuvent acheter plus de choses qu’il y a quelques mois. Cela peut les inciter à revenir en France et ainsi favoriser la reprise du tourisme. En revanche, si c’est vous qui voyagez aux États-Unis cet été, vous paierez un peu plus et serez donc les perdants.

De plus, un euro en baisse est bon pour les entreprises qui exportent, pour toutes celles qui réalisent une grande partie de leur chiffre d’affaires international en dollars. C’est le cas de l’aéronautique. Airbus, par exemple, qui produit des avions en Europe et les vend partout dans le monde, notamment aux Chinois. Mais c’est aussi un coup de pouce pour l’industrie agroalimentaire, qui affiche un excédent commercial de cinq milliards d’euros avec les Etats-Unis. Nous vendons nos céréales, notre blé, notre vin. Le luxe va aussi augmenter ses marges : cette situation profite à LVMH, ou Kering.

En revanche, les entreprises qui importent seront perdantes. C’est le cas de tous ceux qui importent des produits à bas prix, qui les paient en dollars puis les revendent en euros. Les secteurs du jouet, de l’habillement et de l’électronique sont pénalisés.

Malheureusement pour nous, le pétrole et le gaz sont payés en dollars. La chute de l’euro alourdit un peu plus notre facture énergétique. Le pétrole et le gaz que nous importons massivement sont payés en dollars, donc pour les entreprises qui sont très dépendantes des achats d’hydrocarbures à l’extérieur, c’est un coût supplémentaire. On pense aux compagnies aériennes pour lesquelles le kérosène représente un tiers de leur budget. Le secteur de la chimie aussi, cette baisse de l’euro est un coup dur.

Il est difficile de faire des pronostics pour l’avenir car cette dépréciation de l’euro est liée aux fortes turbulences que connaît l’Europe, avec la guerre en Ukraine et la crainte d’une récession. L’Allemagne a enregistré pour la première fois depuis 1991 un déficit commercial, ce qui inquiète les investisseurs. Ils se disent que les risques sur le Vieux Continent sont très élevés et que le dollar redevient la valeur refuge par excellence.



francetvinfo

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