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Former des leaders autochtones, le projet inédit d’une nouvelle école


Bryan Mark, le chef innu d’Unamen Shipu, entend devenir un chef encore meilleur. Lui qui est en poste depuis 2015 a prévu de s’inscrire dans la deuxième cohorte de cette nouvelle école, créée par et pour les Premières Nations.

C’est une opportunité qui me donnera les outils pour développer économiquement notre communauté, notamment avec le prolongement de la route 138, explique le chef, visionnaire.

La première cohorte de l’École des leaders des Premières Nations débutera les cours le 9 décembre et accueillera entre 12 et 15 élèves.

Le leader de la communauté innue d’Unamen Shipu, Bryan Mark, entend profiter de cette nouvelle école et souhaite s’inscrire dans la deuxième cohorte.

Photo : Radio-Canada

L’annonce a été faite en marge du Grand Cercle économique des peuples autochtones et du Québec, jeudi, par Ken Rock et Manon Jeannotte, entre autres. M. Rock, un Innu, est actuellement président de la Uashat mak Mani-utenam Development Corporation. Mme Jeannotte, pour sa part, est consultante en développement de stratégies d’affaires et de gouvernance pour les Premières Nations. Tous deux sont des diplômés de HEC Montréal et à l’origine de ce projet.

Nous y travaillons depuis un peu plus d’un an et sommes en discussion avec HEC Montréal. Au départ, nous voulions proposer des programmes au sein d’HEC, mais nous nous sommes dit que ce n’était pas un programme dont nous avions besoin, mais une école., a expliqué Mme Jeannotte, une Mi’kmaq de Gespeg.

L’école a été conçue comme une co-création : les Premières Nations d’un côté, HEC Montréal de l’autre, afin que ce projet demeure à l’image des Autochtones et de leurs valeurs. HEC a une expertise académique et les Premières Nations ont une expertise de terrain, a fait valoir Manon Jeannotte.

Former des leaders autochtones, le projet inédit d’une nouvelle école

Manon Jeannotte a été émue lorsque l’annonce du lancement de cette nouvelle école a été annoncée.

Photo : Radio-Canada / Delphine Jung

Les cours seront dispensés par des professeurs salariés de HEC Montréal et des enseignants autochtones, dont Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador; Suzie O’Bomsawin, directrice du Bureau du Ndakina ; Dave Laveau, directeur général de Tourisme Autochtone Québec; ou Philippe Forest, directeur du développement des affaires à l’Administration financière des Premières Nations.

L’objectif de cette école, dont les programmes s’étalent sur six mois et trois jours par semaine, est de fournir aux leaders communautaires, entrepreneurs et administrateurs des outils leur permettant de renforcer leur autodétermination.

Former des leaders autochtones, le projet inédit d’une nouvelle école

Philippe Forest, un Ojibwé qui est directeur du développement des affaires à l’Administration financière des Premières Nations, sera l’un des enseignants de cette école.

Photo : Radio-Canada / Delphine Jung

Plus d’éducation est plus de richesse ; plus de richesse signifie de meilleures conditions sociales, a déclaré Serge Lafrance, directeur de l’École des leaders de HEC Montréal et professeur agrégé. Il a également précisé que cette école offrira une certification universitaire.

Former des leaders autochtones, le projet inédit d’une nouvelle école

Serge Lafrance s’engage à poursuivre la collaboration avec les Premières Nations.

Photo : Radio-Canada / Delphine Jung

Pour Ken Rock, cette école répond clairement à un besoin de formation. Nous pourrons faire émerger de meilleures pratiques de gestion et d’affaires au sein des communautés, a-t-il assuré, lui qui croit que les Premières Nations sont prêts à prendre leur place économiquement.

Pour que ce projet porte ses fruits, ses instigateurs ont expliqué que l’école sera gratuite pour les participants, grâce à un soutien financier.

M. Lafrance a indiqué que le but était de lever les obstacles qui pourraient exister, le financement peut en être un.

De plus, des cours seront donnés sur place à Montréal, d’autres dans les communautés et d’autres en ligne, encore une fois pour assurer une certaine accessibilité. Concernant la langue d’enseignement, il promet des traductions simultanées des cours en anglais et en français.

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