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Football. Viking Club Paris, une soirée avec Les Bleues

Ils viennent du monde entier. Pourtant, ils parlent tous le même langage : celui du football. A l’occasion du quart de finale de l’Euro féminin entre la France et les Pays-Bas samedi soir, les joueuses de futsal du Viking Club Paris se sont retrouvées dans un bar le 11 e quartier de la capitale, où une retransmission du match a été organisée. Un moment de convivialité apprécié par ces apprentis footballeurs, dont le sourire aux lèvres témoigne de leur passion pour le ballon rond. « Nous sommes une famille! » s’exclame Sarah, ravie de retrouver ses coéquipières pour l’événement. Avec leurs partenaires de jeu, ils vivent le match comme s’ils étaient au stade, avec le drapeau tricolore dessiné sur toutes les joues.

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L’inefficacité des joueuses de Corinne Diacre les agace. Jusqu’à la délivrance et le penalty inscrit par Ève Perisset lors de la première période de prolongation (102 e), qui offre la qualification aux joueurs bleus.

Respirez, pensez et mangez du football

Tapes dans les mains et sur les tables, secouant les verres de bière au passage, la joie s’empare de ces fervents supporters de l’équipe de France au coup de sifflet final. Certains d’entre eux s’envoleront pour Londres pour assister à la finale de l’Euro à Wembley le dimanche 31 juillet. « On espère que ce sera France-Angleterre ! » lance une des filles présentes à ses coéquipières.

Maillot de l’équipe de France au dos, la capitaine et gardienne de l’équipe, Daniela, est originaire du Venezuela. Sa passion pour le football remonte à son enfance. « Mon père est un grand fan du Real Madrid. Il m’a transmis cette passion. Je me souviens de la Coupe du monde 2002 (qui s’est déroulée au Japon et en Corée du Sud), je me levais à 5h du matin pour regarder les matchs ! » se souvient le footballeur de 28 ans. Après avoir commencé à taper dans le foot aux côtés des garçons dans les rues de Caracas, et subi les railleries de certains de ses camarades masculins, la jeune femme ne s’est pas laissée abattre. Le gardien de futsal respire, pense et mange du football. « La première chose que j’ai faite en arrivant a été de trouver une équipe de futsal » se souvient Daniela, qui ne cache pas sa préférence pour le foot en salle plutôt que le rectangle vert.

« Une langue universelle »

Le plaisir de se retrouver, de partager des émotions et même, pour certains, de découvrir la joie de taper dans un ballon rond transpire chez ses jeunes footballeurs. Comme Mathilde, qui s’est laissée tenter par le futsal tout en continuant à pratiquer son sport favori, le basket . « Au Viking, l’esprit de groupe entre les filles est génial. A travers le sport, nous affichons des valeurs de diversité et nous montrons que le football est un langage universel. se réjouit la jeune femme, arrivée tout droit d’Athènes où jouer au football n’a pas toujours été facile : « Quand j’étais petite, c’était compliqué de jouer avec des garçons. Certains m’avaient même bousculé à l’école parce que je leur avais donné un but ! J’ai dû faire mon chemin. » « Le fait que nous ne soyons que des filles nous permet de progresser plus vite. Nous vivons ensemble des moments indescriptibles de sport et de partage », se réjouit le jeune grec dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Un sacre à l’Euro serait le bienvenu

Liana vient du Brésil. En rejoignant le Viking Club Paris, la jeune Auriverde se lie d’amitié avec Daniela, qui est devenue aujourd’hui sa meilleure amie. « Nous nous sommes très vite entendus. Nous sommes vraiment proches l’un de l’autre. » Liane insiste. « Nous avons tous les mêmes valeurs, la bienveillance, l’ouverture d’esprit, mais attention, nous sommes aussi très compétitifs », ajoute Daniela, l’air passionnée et déterminée.

Si la pratique du football féminin tend à se démocratiser en France, il reste du travail pour le rendre plus compétitif. Ingénieur de profession, Daniela s’est entraînée dans la Ligue espagnole de football. La jeune sportive n’hésite pas à critiquer ouvertement le développement du football féminin et du futsal en France, qu’elle trouve trop lent. Elle compte mettre à profit son expérience pour faire bouger les lignes en France. « Les politiques médiatiques et sportives doivent capitaliser sur les performances de clubs comme l’OL et le PSG. La Ligue et la FFF doivent bouger pour démocratiser le football féminin en France. Il faut lui donner les moyens de lui permettre de continuer à grandir », s’exclame, un peu agacé, le capitaine du Viking. Un sacre des Bleus à l’Euro serait ainsi le bienvenu pour réussir enfin à faire des femmes les égales des hommes dans le sport. Prochaine étape : mercredi, contre l’Allemagne.

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