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Euro 2022. Contre les Pays-Bas, une qualification ou la crise pour les Bleues


Le moment de vérité approche. Opposée aux Pays-Bas en quart de finale de l’Euro 2022, ce samedi 23 juillet (TF1, 20h50), l’équipe de France joue gros. Qualification ou crise garantie. Depuis leur dernière demi-finale aux JO de Londres 2012, les Bleues n’ont plus jamais atteint le dernier carré, cumulant cinq quarts de finale consécutifs à l’Euro 2013, au Mondial 2015, aux JO 2016, à l’Euro 2017 et enfin au Mondial 2019. Coupe organisée en France. Cela montre l’enjeu de ce match contre les championnes d’Europe en titre et la pression qui pèse sur les épaules des Françaises et celles de leur coach, Corine Diacre.

Depuis des semaines, la sélectionneuse des Bleues répète qu’elle veut remporter le premier titre de l’équipe de France féminine, dont la meilleure performance reste une demi-finale à la Coupe du monde 2011. Force est de constater que, statistiquement, son équipe est sur la bonne voie. Après avoir écrasé l’Italie (5-1) lors du premier match de la compétition, la France a dominé la Belgique (2-1), portant à seize son nombre de victoires consécutives. Qualifiés avant même de jouer face à l’Islande, les Tricolores ont ensuite concédé le nul (1-1), sur un penalty dans les arrêts de jeu, mettant fin à leur belle série.  » Ce que nous voulions, c’était la qualification et la première place du groupe. (…) On a réussi à le faire en deux matchs », souligne l’entraîneur.

Face à des Néerlandaises affaiblies par plusieurs forfaits, les joueuses de Corine Diacre partent favorites. Mais plusieurs éléments soulèvent des questions. Depuis le début de l’Euro, l’équipe encaisse un but à chaque match et la défense n’est plus aussi rassurante que par le passé. La capitaine Wendie Renard, pilier défensif, n’a pas les mêmes performances que d’habitude et celle qui est aussi un atout offensif a même raté un penalty face aux Belges. Vainqueur de sa huitième Ligue des champions après une très longue saison, le défenseur central semble terne.

Sur le plan offensif, les Bleues ont perdu leur attaquante Marie-Antoinette Katoto, victime d’une rupture du ligament antérieur du genou droit et d’une fissure du ménisque, face à la Belgique après un quart d’heure de jeu. L’avant-centre du PSG est un coup très dur pour l’équipe de France qui a développé une forte dépendance vis-à-vis de son attaquant. Avec 26 buts en seulement 32 apparitions, dont 16 en 15 apparitions cette saison, le natif de Colombes, courtisé par de grands clubs européens avant de prolonger le 1euh July avec le club de la capitale, a su se rendre indispensable. Point de fixation, capable de fatiguer les défenses adverses et d’offrir des brèches à ses partenaires, le numéro 9 sait aussi délivrer des passes décisives comme face à l’Italie.

Bien sûr, Corine Diacre a des attaquants pour la remplacer, mais ils manquent de temps de jeu puisque Marie-Antoinette Katoto a débuté tous les matchs cette saison. Face aux Islandais, le sélectionneur a surpris tout le monde en alignant d’entrée Melvine Malard (5 buts en 16 sélections), devenue à vingt-deux ans la plus jeune buteuse française de l’histoire dans cette compétition tout en inscrivant le but le plus rapide de cet Euro après 43 secondes de jeu. Séduit par un joueur qui  » ne calcule pas ses efforts », le patron des Bleues l’a ensuite remplacée par Ouleymata Sarr dans le 79e minute (20 matchs joués, 4 titularisations, 5 buts), presque une surprise de la liste des 23, et qui n’a toujours pas marqué le moindre but à l’Euro malgré son entrée après la blessure de Marie-Antoinette Katoto.

Une autre question concerne l’esprit. L’équipe de France et son sélectionneur, aux commandes depuis cinq ans, se sachant attendus, c’est un euphémisme. Les Bleues joueront-elles libérées malgré le passif historique d’une décennie de défaites en quart de finale ?  » Vous nous le dites depuis des années : on s’arrête aux quarts, on s’arrête aux quarts… », s’est agacée Wendie Renard ces derniers jours. Grace Geyoro, qui a réussi un triplé contre les Italiens en début de tournoi, a admis qu’il y avait « un peu de pression ». Mais celle qui a le plus à perdre en cas de nouvelle élimination est bien sûr Corine Diacre. En fin de contrat, une défaite déterminerait probablement son avenir.

 » Nouvelle compétition, nouveau groupe, autres joueurs : aucun intérêt à ressasser le passé, surtout quand ce n’est pas bon », a balayé le coach. En cinq ans, la première femme à avoir entraîné un club professionnel masculin (Clermont) en 2014, a pris des décisions radicales en écartant sans ménagement l’ex-capitaine Amandine Henry et la meilleure buteuse française de l’histoire Eugénie Le Sommer, pour installer un mélange d’anciens et de jeunes. talents. Son management, sans grande pédagogie, est surprenant. La milieu de terrain Sandie Toletti, écartée contre la Belgique, et la défenseure Griedge Mbock, dont la place de titulaire a été mise en cause sans trop d’explication contre l’Italie, sont les dernières à y avoir été confrontées.

En face, les Néerlandais se présentent en moins grande forme que d’habitude mais pas en victimes. Les finalistes de la Coupe du monde 2019 ont perdu leur capitaine et gardien de but Sari van Veenendaal à la suite d’une blessure à l’épaule et l’ailier vedette Lieke Martens à la suite d’une blessure au pied. En revanche, leur attaquante Vivianne Miedema, sortie de l’isolement après avoir contracté le Covid-19, est de retour. Celle qui a fêté ses 26 ans le 15 juillet dernier détient le record de buts en sélection (94) et a marqué plus de 50 fois sous un maillot d’Arsenal la saison dernière en championnat anglais. Face à des observateurs qui placent l’équipe de France favorite pour la qualification, le sélectionneur préfère jouer l’ironie.  » Tout le monde a décidé que la France allait gagner ce match et nous sommes là pour aider à vendre des billets a plaisanté Mark Parsons. Le stade de Rotherham, dans le nord de l’Angleterre, sera en effet bien plus orange que bleu en raison du grand nombre de supporters néerlandais attendus. Un soutien toujours apprécié.

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