Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Nouvelles locales

Entreprise. Des jeunes en majorité, plus d’hommes… Qui consomme du CBD en France ?

Le CBD se diffuse rapidement au sein de la population générale, observe Santé Publique France, qui livre ce jeudi de nouveaux chiffres sur la consommation en France. En 2022, les trois quarts des adultes ont déjà entendu parler du CBD, même si les premiers magasins spécialisés n’ont ouvert en France qu’en 2018.

16,4% d’entre eux en ont déjà consommé au moins une fois dans leur vie et 10% au cours de l’année. Le niveau de consommation sur l’année de CBD chez les adultes atteint ainsi celui du cannabis (10,6% en 2021 chez les 18-65 ans), observe l’Agence nationale de santé publique.

« Il est cependant encore trop tôt pour dire que son usage s’est imposé », relativise Santé Publique France, la plupart des consommateurs en ayant consommé pour la première fois au cours des deux dernières années. 20% des personnes ayant déclaré avoir consommé du CBD au moins une fois au cours de leur vie indiquent toutefois l’avoir fait avant 2017. Pour Santé publique France, cela s’explique par l’accès au CBD via internet à partir de sites non publics. réglementé ou dans d’autres pays, ou être lié à une confusion entre le chanvre CBD et le THC (le principal composé psychoactif du cannabis).

La vente de fleurs et feuilles de CBD autorisée pendant un an

Après plusieurs mois de bras de fer, le Conseil d’État a définitivement autorisé fin 2022 la vente de fleurs et feuilles de CBD en France, estimant que le CBD, « qui n’a pas d’effet psychotrope et n’entraîne pas de dépendance, ne peut être considéré comme un produit stupéfiant ». Le Conseil a noté qu’il n’était « pas établi que la consommation de fleurs et de feuilles de ces variétés de cannabis à faible taux de THC (tétrahydrocannabinol) présenterait des risques pour la santé publique ».

Le code de la santé publique (article R. 5132-86) interdit la production, la commercialisation, la détention, l’achat ou la consommation de cannabis (plante, résine et produits dérivés). Mais il prévoit également que « peuvent être autorisées « la culture, l’importation, l’exportation et l’usage industriel et commercial de variétés de cannabis dépourvues de propriétés stupéfiantes ».

Plus fréquent chez les jeunes

Le CBD est plus répandu chez les jeunes. 82,5% des 18-24 ans déclarent connaître le CBD, contre seulement 50,1% des 65-75 ans. C’est plus souvent entre 18 et 24 ans qu’a lieu la première expérimentation du CBD (pour 27,9% des expérimentateurs interrogés). Près d’un expérimentateur sur dix était mineur lorsqu’il en a consommé pour la première fois.

Les jeunes sont également plus susceptibles d’expérimenter et de consommer du CBD. Ainsi, 27,6% des 18-34 ans indiquent en avoir consommé au moins une fois dans leur vie, et 17,5% en ont consommé au cours de l’année.

Une consommation différenciée selon l’âge et le sexe

Un peu plus d’hommes que de femmes ont expérimenté le CBD (18,5 contre 14,5 %). En revanche, ils sont autant qu’ils en ont consommé dans l’année (10,1 % contre 10 %). Santé Publique France note également quelques différences selon l’âge : « jusqu’à 45 ans, les expérimentateurs et consommateurs au cours de l’année sont plus fréquemment des hommes que des femmes ». Parmi les personnes ayant expérimenté le CBD avant l’âge de 18 ans, 65,5 % étaient des hommes, tandis que seulement 42 % des personnes ayant expérimenté le CBD après 45 ans étaient des hommes.

La façon dont vous consommez du CBD est également influencée par le sexe. Les hommes fument plus de CBD que les femmes (70 % contre 46 %), tandis que ces dernières sont plus enclines à une consommation orale (46 % contre 21 % pour les hommes).

Comme les hommes, les jeunes consomment principalement du CBD en le fumant, tandis que les plus âgés en consomment davantage par voie orale. Ceci suggère « différentes motivations d’utilisation du produit : une alternative à « l’articulation classique » pour les plus jeunes et une utilisation davantage pour un bien-être autothérapeutique pour les moins jeunes », analyse Santé publique France.

La consommation de protoxyde d’azote encore « marginale »

Dans son enquête, Santé publique France s’est également intéressée à la consommation de protoxyde d’azote. Contrairement au CBD qui « semble s’être répandu rapidement au sein de la population », l’usage du protoxyde d’azote reste « marginal et ne concerne que les plus jeunes ». Ainsi, seulement 4,3 % des adultes ont consommé du protoxyde d’azote au moins une fois dans leur vie, et moins de 1 % en ont consommé au cours de l’année. Tous les consommateurs au cours de l’année ont moins de 35 ans, observe Santé publique France.

La première consommation de protoxyde d’azote intervient le plus souvent entre 18 et 24 ans (pour 61 % des consommateurs). Près de deux expérimentateurs sur dix étaient mineurs lors de leur première expérience. Plus d’hommes que de femmes en ont fait l’expérience (5,6% contre 3,2%), mais cet écart s’estompe pour la consommation sur l’année (0,7% contre 0,9%). L’âge moyen d’un utilisateur de protoxyde d’azote est de 25 ans.

New Grb1

Gérard Truchon

An experienced journalist in internal and global political affairs, she tackles political issues from all sides
Bouton retour en haut de la page