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Nouvelles locales

« Engagé contre l’occupation israélienne » ou « membre d’une organisation terroriste » ? Qui est Mariam Abou Daqqa, cette militante qui va bientôt être expulsée ?


l’essentiel
La militante Mariam Abou Daqqa est au centre d’une polémique depuis plusieurs jours. Positions controversées, interventions publiques non autorisées, le Palestinien fera l’objet d’une expulsion du territoire français.

Mariam Abou Daqqa est âgée de 72 ans, palestinienne et vit avec sa famille dans la bande de Gaza. Très engagée, elle a dénoncé tout au long de sa vie l’occupation des territoires palestiniens par l’État d’Israël. Mariam Abou Daqqa est membre du bureau politique du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) à Gaza, organisation considérée comme terroriste par Israël et l’Union européenne. Le FPLP « a commis, de 2002 à 2015, 13 attaques contre des civils israéliens, faisant de nombreuses victimes », a rappelé le Conseil d’Etat.

En août, la militante a obtenu un visa de 50 jours pour se rendre en France, où elle compte participer à diverses conférences sur le conflit palestino-israélien. Mariam Abou Daqqa a également participé à une manifestation réclamant la libération du militant du FLPL Georges Ibrahim Abdallah, condamné à la prison à vie en 1987 pour le meurtre de diplomates américains et israéliens.

Personnellement touché par les bombardements israéliens

Le 7 octobre, le Hamas attaque Israël puis l’État hébreu attaque Gaza, une réponse sanglante dans laquelle Mariam Abou Daqqa affirme avoir perdu 29 membres de sa famille « sous les bombes à Gaza ».

Dans ce contexte, certaines manifestations sont interdites, la venue de Mariam Abou Daqqa à l’Assemblée nationale à l’occasion de la projection du film « Yallah Gaza » n’est pas autorisée par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Le ministère de l’Intérieur a adressé au tribunal administratif de Paris une demande d’expulsion du militant du Front populaire de libération de la Palestine, demande qui a été rejetée.

Alerté par plusieurs parlementaires, j’ai décidé d’interdire la visite de Mme Abu Daqqa, membre du FPLP, reconnu comme organisation terroriste par l’UE, au@AssembleeNat pour la projection du film « Yallah Gaza » le 9 novembre. pic.twitter.com/9yjRfQ8Pyo

— Yaël Braun-Pivet (@YaelBRAUNPIVET) 9 octobre 2023

« Le ministre de l’Intérieur a raison de soutenir que le juge des référés du tribunal administratif de Paris a eu tort de suspendre l’expulsion » du militant du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), organisation de gauche radicale classée comme « terroriste » par Israël et l’Union européenne, le Conseil d’Etat a estimé justifier l’annulation de l’ordonnance du tribunal administratif de Paris.

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La plus haute instance judiciaire administrative française reconnaît « qu’aucune altération majeure de l’ordre public n’a été constatée » lors des interventions publiques d’Abou Daqqa, 72 ans, sur le sol français. Il maintient cependant dans son ordonnance que Mme Abou Daqqa « non seulement reste membre du Front populaire de libération de la Palestine mais est une dirigeante du mouvement ».

« Cela entraînera probablement de graves troubles à l’ordre public »

Le Conseil d’État a donc donné son feu vert ce jeudi à l’expulsion du militant palestinien. « Les hostilités que sont actuellement le théâtre du Moyen-Orient, suite aux attaques commises par des membres du Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023, sont à l’origine d’un regain de tension sur le territoire français, qui s’est notamment traduit par une forte augmentation des tensions. . dans des actes à caractère antisémite», a plaidé le Conseil d’Etat.

« La présence sur le sol français, en vue de s’exprimer sur le conflit palestino-israélien, d’un dirigeant d’une organisation ayant revendiqué des attaques contre des civils israéliens est susceptible de provoquer de graves troubles à l’ordre public », a estimé le Conseil d’Etat.

Même si Mme Abou Daqqa « ne peut revendiquer aucun lien avec la France, pays où elle est arrivée en septembre dernier et dont elle ne parle pas la langue, son expulsion ne peut être considérée (…) comme portant gravement atteinte à sa liberté de venir ». et aller, ni, en aucun cas, à leur liberté d’expression », a-t-il déclaré.

Je me tiens aux côtés des élus pour soutenir Mariam Abudaqa.

Ce militant pacifiste a été enlevé hier soir en pleine rue par une unité de police en civil.

Depuis, elle a été détenue dans un commissariat. L’État français fait taire les voix de la paix.

Elle doit être libérée. pic.twitter.com/xQvukm3xfq

-Luis Boyard (@LouisBoyard) 9 novembre 2023

Mariam Abou Daqqa est assignée à résidence pendant 45 jours, jusqu’à fin novembre, avec obligation de « rester dans les locaux où elle réside à Marseille de 22 heures à 7 heures » et de se présenter tous les jours à 12h30. gare, détaille la voiture consultée par l’AFP. Une décision qui a provoqué la réaction de certains députés insoumis, comme Louis Boyard.




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Malagigi Boutot

A final year student studying sports and local and world sports news and a good supporter of all sports and Olympic activities and events.
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