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en 2021 les salles européennes enregistreront une baisse de 70% de leurs recettes par rapport à 2019

Le cinéma européen semble touché par un long Covid. Plus de deux ans après le début de la pandémie, le nombre d’entrées dans les cinémas du Vieux Continent reste bien en deçà de ce qu’il était en 2019 avant l’apparition du virus.

L’Union Internationale des Cinémas (Unic), qui rassemble des opérateurs de trente-neuf pays du continent européen (dont la Russie et la Turquie) a présenté son rapport annuel mardi 21 juin. Dans ce document riche en statistiques, Unic constate que le box-office européen souffre encore. En 2021, le chiffre d’affaires du cinéma européen a augmenté de 42% par rapport à 2020 pour atteindre 3,7 milliards d’euros, mais reste en baisse de 70% par rapport à 2019. Pour l’année 2022, Unic table sur une prévision d’augmentation de 62% du box-office par rapport à 2021.

Comment Unic explique-t-il le désintérêt des Européens pour le cinéma en 2021 ? Premièrement, par la fermeture à long terme des cinémas l’année dernière. Dans les pays membres de l’Unic, les cinémas ont été fermés en moyenne pendant 100 jours en raison des restrictions sanitaires. La France a été particulièrement touchée avec 138 jours de fermeture. Cela a entraîné mécaniquement une forte baisse du nombre d’entrées en salle par rapport à 2019.

Alors qu’entre 2010 et 2019, l’Unic enregistrait entre 1,1 et 1,3 milliard d’entrées en salles par an, ce chiffre est tombé à 432 millions en 2020 puis 598 millions d’entrées en 2021. « L’industrie européenne était sur une trajectoire de croissance régulière lorsque cet élan a été brisé par la pandémie de Covid »note l’Unic dans son rapport.

Petit cocorico, la France reste, de loin, le premier pays en termes d’entrées. En 2021, les cinémas français ont enregistré 95,5 millions de visites.

En marge du Covid-19, Unic s’inquiète de la concurrence des plateformes de streaming qui attirent de plus en plus d’abonnés et diffusent en exclusivité des films qui ne suivent plus le calendrier traditionnel avec une sortie en salle puis en vidéo à la demande six mois ou un an plus tard.

« Les deux dernières années ont prouvé sans conteste la résilience du modèle du cinéma, où les salles bénéficient d’une période d’exclusivité pour chaque film avant qu’il ne soit disponible sur d’autres formats »note Unic, qui s’inquiète des dangers inhérents « aux modèles de sorties anticipées à domicile ». Ce sont donc les plateformes de streaming qui sont visées et Unic affirme que tous les acteurs de la filière resteront mobilisés pour assurer la survie des cinémas locaux, « quelles que soient leur taille et leur localisation ».



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