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Emmanuel Macron parle d’écologie au Havre, Marine Le Pen en meeting à Avignon


Les deux finalistes de l’élection présidentielle s’affronteront à nouveau à distance jeudi, pour la quatrième journée de campagne d’entre les deux tours : Emmanuel Macron sera au Havre avec Édouard Philippe pour parler écologie, tandis que Marine Le Pen détient une grande réunion le soir à Avignon.

Un déplacement dédié à l’écologie pour Emmanuel Macron, premier grand rendez-vous de l’entre-deux-tours dans le Sud pour Marine Le Pen : les deux finalistes de la présidentielle remontent au front, jeudi 14 avril, dans une campagne menée tambour battant devant le second tour le 24 avril.

Mobiliser les troupes dans la dernière ligne droite mais aussi et surtout convaincre les indécis et les 12,8 millions de personnes qui se sont abstenues dimanche. Si les sondages donnent Emmanuel Macron vainqueur pour le moment (53 contre 55 %), le match retour s’annonce bien plus serré qu’en 2017.

Pouvoir d’achat, réforme des retraites, diplomatie et construction européenne : le président sortant et le candidat d’extrême droite multiplient les fronts depuis lundi, défendant des projets radicalement différents en répondant d’emblée aux attaques du camp d’en face.

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Après une campagne de premier tour en pointillé, notamment à cause de la guerre en Ukraine, le président-candidat continue de voyager dans les régions.

Jeudi, il sera accueilli au Havre par son ancien Premier ministre Édouard Philippe, maire de la ville, mais pas tout à fait en terrain conquis puisque la ville portuaire, comme beaucoup de grandes villes, a placé le chef insoumis Jean-Luc Mélenchon en tête des suffrages, près de trois points d’avance sur Emmanuel Macron.

« Personne ne possède sa voix »

Après un entretien avec France Bleu, le candidat Macron visitera dans l’après-midi le port, la plus grande plateforme française de conteneurs, avant de se rendre à l’usine de production d’éoliennes offshore Siemens Gamesa.

Objectif : défendre les énergies renouvelables et particulièrement l’éolien, sous le feu des critiques du candidat RN. Mais aussi de s’adresser aux électeurs à la fibre écologiste, notamment de gauche, souvent sensibles à la ligne plus radicale de Jean-Luc Mélenchon au premier tour (21,95%) par rapport au « modéré » Yannick Jadot (4,63%).

« Personne n’est propriétaire de sa voix » et « je parle au peuple français », a souligné le président-candidat mercredi soir sur TF1. Rappelant sa volonté « d’écouter et de convaincre », il a répété qu’il dévoilerait les modifications de son programme « dans les prochains jours ».

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Par exemple, la « planification écologique » chère au candidat insoumis, « je peux m’en nourrir » comme d’autres propositions du candidat Yannick Jadot, a-t-il poursuivi.

Selon le baromètre Ipsos publié mercredi, 59% des électeurs ayant voté pour Jadot au premier tour pourraient mettre un bulletin Macron dans l’urne le 24 avril, 47% pour ceux de la candidate de droite Valérie Pécresse et 37% pour électeurs rebelles.

Pas grand-chose à attendre toutefois pour le président-candidat du côté de l’ancien polémiste d’extrême droite Éric Zemmour : 81 % d’entre eux choisiraient Marine Le Pen contre seulement 4 % Emmanuel Macron.

Marine Le Pen « en campagne depuis 30 semaines »

Longue journée en perspective également pour Marine Le Pen : invitée de l’émission « Les quatre vérités » sur France 2 à 7h30, elle répondra en début d’après-midi aux lecteurs de La Provence avant de tenir une soirée rendez-vous au Parc des expositions d’Avignon.

Elle n’est arrivée qu’en troisième position (près de 19 % des voix) dimanche dans la cité des papes, à 18 points du chef insoumis et juste derrière Emmanuel Macron. Mais dans tout le département du Vaucluse, le candidat RN s’est envolé avec près de 30 % des suffrages.

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Lors d’un entretien accordé à BFMTV mercredi, elle a affirmé qu’elle faisait « le maximum » pour cette campagne entre les deux tours, affirmant qu’elle était « en campagne depuis 30 semaines, lui (Emmanuel Macron) depuis 3 jours ». Elle a de nouveau appelé à la nécessaire « mobilisation » de son électorat essentiellement populaire.

Interrogée sur le débat du 20 avril avec le président sortant, traditionnel temps fort avant le second tour, elle a tenté d’en minimiser l’impact. « C’est un moment important, mais une élection, ce n’est pas qu’un débat », même si en 2017, sa prestation n’avait pas été « particulièrement réussie », a-t-elle reconnu. Aujourd’hui, « je l’aborde très sereinement », dit-elle.

Avec l’AFP


France 24

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