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Éducation. En 2022, le coût de la rentrée enregistrera une hausse « historique »

L’inflation n’épargne pas les étudiants. Le coût de la rentrée universitaire est en hausse de 7,38% par rapport à 2021, selon l’indicateur de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), publié mardi. En moyenne, les étudiants débourseront cette année 2 527 euros à leur rentrée.

Il s’agit d’une évolution « historique » selon la fédération, qui publie chaque année son indicateur du coût de la rentrée scolaire. En 20 ans, ce dernier a augmenté de 55 %. Il n’a baissé que deux fois : en 2015, après l’entrée en vigueur de la loi Alur, qui encadre les baux étudiants et les locations meublées ; et en 2018, année de la loi Orientation et Réussite Scolaire (ORE) et de la suppression de la sécurité sociale étudiante.

Lundi, l’Unef avait estimé la hausse du coût de la vie étudiante à 6,47%.

Hausse des frais

En 2022, ce sont surtout les frais spécifiques de rentrée qui gonflent le score des élèves. Celles-ci ont bondi de 13,04%, notamment en raison d’une « augmentation exorbitante » des frais de complémentaire santé (+32,21%), du coût du matériel pédagogique (+15,82%) et des frais d’assurance logement (+11,83%).

Portés par l’inflation, qui s’élevait à plus de 6 % en juillet, les coûts de la vie courante ont augmenté de 1,92 %. Le logement reste le principal poste de dépenses d’un étudiant qui débourse en moyenne 552 euros par mois pour se loger. En Ile-de-France, les charges liées aux loyers et charges diminuent de 0,52 % par rapport à 2021. En revanche, en régions, les charges liées aux loyers et charges augmentent de 1,8 %.

Les dépenses de consommation (nourriture, vêtements, produits d’hygiène et matériel informatique) suivent les courbes de l’inflation, avec une hausse de plus de 6 % cette année selon la fédération étudiante.

Des mesures étatiques « insuffisantes »

Face à la situation, le gouvernement a opté pour une revalorisation de 4 % des bourses sur critères sociaux et de 3,5 % des aides personnalisées au logement (APL). Avec la loi pouvoir d’achat adoptée début août à l’Assemblée, l’extension du ticket restaurant à 1 euro pour les étudiants boursiers ou identifiés en situation précaire et l’aide exceptionnelle à la rentrée pour les étudiants boursiers et bénéficiaires d’APL ont également été des actes.

Des aides « insuffisantes » pour la FAGE, qui pointe du doigt une aide « palliative » qui « ne concerne qu’une partie de la population étudiante » et « n’apporte pas de solution durable à la précarité croissante vécue par de nombreux étudiants ». La Fédération réclame plusieurs mesures, comme l’extension de l’encadrement des loyers à toutes les zones tendues, la simplification de l’accès au logement social et à la complémentaire santé pour les étudiants boursiers ou la suppression des droits différenciés pour les étudiants supplémentaires. -communauté.

Mais le grand chantier attendu est la refonte du système des bourses. Une période de concertation avec le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur est prévue à ce sujet à la rentrée. Les associations espèrent qu’un nouveau dispositif pourra être déployé pour la rentrée 2023.

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