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Édouard Philippe met en garde contre une « bombe sociale »


Invité à la rentrée du MoDem, l’ancien premier ministre s’est dit préoccupé samedi par la situation des « plus modestes » en matière de logement. Il a adressé un avertissement à l’exécutif en s’opposant à l’interdiction de louer les logements les plus énergivores.

Envoyé spécial à Guidel (Morbihan)

Édouard Philippe est d’accord : sur les scènes des meetings politiques, évoquer la crise du logement ne soulève pas les foules. Parler de, «  ce n’est pas s’exposer à un intérêt considérable « , il admet. Samedi, invité par son allié centriste François Bayrou aux débuts du Mouvement démocratique (MoDem), l’ancien premier ministre a pourtant passé la quasi-totalité de son discours à mettre en garde contre un « bombe sociale  » Et «  urbain « .

Il voit «  un des éléments de la crise démocratique que nous vivons« . Un avertissement clair à l’exécutif, qui tente de concilier ambition écologique et préservation du pouvoir d’achat des Français. Un message, également, adressé aux classes moyennes et populaires à qui il veut s’adresser en vue de la présidentielle. de 2027.

Depuis la tribune de Guidel (Morbihan), où quelque 1 000 supporters sont attendus ce week-end, le président d’Horizons s’est inquiété du « louer un étau » élevé et la situation de « citoyens exclus de la propriété « . «  Sans héritage « , «  nous ne pouvons pas accéder à un appartement dans une grande ville », a-t-il insisté, devant François Bayrou et Stéphane Séjourné, le patron du parti présidentiel Renaissance.

Dans son viseur : le « crise de la construction », sur fond de flambée des prix des matières premières ; là «  crise de la demande », provoqué notamment par la hausse des taux d’emprunt ; et les difficultés dans accéder au marché de la location « . «  Nous rendons la possibilité de louer un logement de plus en plus compliquée », a-t-il regretté, soulignant le « des effets beaucoup trop pervers » Locations de type Airbnb en « zones tendues « . Il est nécessaire «  éviter l’expulsion totale de nos concitoyens des centres-villes « , il a dit.

« Peu de chance de réussir »

Le maire du Havre (Seine-Maritime) s’est notamment prononcé contre l’interdiction de louer les logements les plus énergivores. «  Nous créons une impasse pour les plus modestes « , qui a «  il est peu probable qu’il soit transmis à notre population « , a-t-il déclaré. Propos d’un Premier ministre à la tête du gouvernement lors de la crise des « gilets jaunes ».

Dans le détail, la loi prévoit la fin progressive de la location des « passoires thermiques » – à partir du 1euh Janvier 2023 pour ce qu’on appelle « G+ » jusqu’en 2034 pour ceux appelés « E « . Cette mesure est «  une folie », avait déjà déclaré Édouard Philippe en janvier dans Indiquer. Lundi, c’est le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui a tendu une partie du camp présidentiel en ouvrant la porte à son report.

Édouard Philippe sait aussi que ce projet divise les tenants d’une ligne sociale et les écologistes : « Il faut déstresser le marché locatif sans céder à notre ambition écologique, qui est absolument impérative. Mais nous ne voyons pas ce sujet arriver rapidement. » Il a reconnu que cette mesure de la loi Climat et Résilience a été votée dans le cadre du « majorité précédente » – mais en 2021, après son passage à Matignon…

Soucieux d’éviter le béton, Édouard Philippe a également appelé à « rénover plutôt que construire « , «  densifier plutôt que de s’étendre « . Une manière de soutenir le plan zéro artificialisation nette » un sol que le gouvernement défend malgré ses réticences. Un peu plus tôt, samedi, le président (Les Républicains) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, avait fustigé une loi « ruralicide » et annoncé « retirer » de l’appareil.

Tirer le fil de la « question sociale »

Plus largement, Édouard Philippe craint un climat social tendu. Il veut «  desserrer les mâchoires  » de «  l’emprise de l’inflation, de la nourriture qui coûte plus cher, de l’électricité qui coûte plus cher, de la vie qui coûte plus cher « . LE «  problème  » Est «  politique, social, économique, humain « , et même «  démocratique « , pour l’entendre : «  Aucune démocratie ne peut survivre durablement à une érosion continue du pouvoir d’achat des classes moyennes. « .

En écho, François Bayrou a répété au micro une de ses priorités : « gouverner avec le peuple « . «  Si nous n’y parvenons pas, je ne pense pas que la démocratie survivra. », a-t-il indiqué, demandant de « changer complètement la méthode de gouvernement « . Selon lui,  » nous n’y sommes pas « .

En lançant son alerte, Édouard Philippe continue de tirer le fil du « question sociale L’ancien juppéiste ne veut pas s’enfermer dans l’image du partisan du report de l’âge légal de la retraite. Il a également soutenu, en coulisses, cet été, l’offensive politique du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, défenseur d’un discours plus social dans le camp Macron.

Puis, lors de son discours de rentrée à Angers (Maine-et-Loire), le 15 septembre, il a appelé son parti Horizons à « ne lâche rien » à Marine Le Pen « en termes de défense des classes populaires « . Dans les allées samedi, un sympathisant centriste l’a observé :  » Il est à la campagne « .

En passant, sur les pelouses du complexe Belambra Clubs, le député (MoDem) Jean-Louis Bourlanges se félicite que des voix de son camp se saisissent de ce problème face au Rassemblement national (RN). «  Toute la politique de transition énergétique est une machine à explosionprévient-il à son tour. Bardella et Le Pen l’ont très bien compris. Tout cela est très dangereux « .

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Gérard Truchon

An experienced journalist in internal and global political affairs, she tackles political issues from all sides
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