Nouvelles locales

Duhaime doit clarifier la position de son parti sur les armes dans les écoles, dit la CAQ


Les élus caquistes tombent amoureux d’Eric Duhaime, qu’ils accusent de tolérer un candidat favorable à l’armement des enseignants du Québec.

• Lisez aussi : Duhaime d’abord contre l’élargissement de Dawson… mais maintenant ?

• Lisez aussi : Parti conservateur du Québec : une plateforme électorale silencieuse sur plusieurs enjeux

En mai dernier, le candidat conservateur qui affronte François Legault à l’Assomption, Ernesto Almeida, a publié puis retiré de ses réseaux sociaux une caricature d’une enseignante protégeant ses élèves avec une arme à feu, quelques jours après la fusillade de masse dans une école primaire d’Uvalde, tel que rapporté par Radio-Canada mercredi.

Le Parti conservateur s’est défendu en arguant que M. Almeida n’a ni utilisé la violence ni prononcé de discours de haine.

« Je trouve que ça n’a pas de bon sens », a lancé d’emblée Geneviève Guilbault lors de son entrée en conseil des ministres mercredi.

« Penser que mettre plus d’armes à feu en circulation, dans nos salles de classe, avec nos enfants, serait la solution, je trouve cela extrêmement dérangeant de la part d’une personne qui est candidate aux prochaines élections », a-t-elle ajouté. .

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a pour sa part exprimé que les positions partagées par le candidat conservateur sont « totalement inacceptables ».

Selon M. Roberge, Éric Duhaime doit clarifier la position de son parti sur cette question. «Il doit préciser que nous ne voulons pas d’armes au Québec et dans nos écoles», a-t-il dit.

Le Parti conservateur n’aurait pas l’intention de demander à son candidat de se retirer.

Mots « dangereux » ?

Les ministres caquistes ont également critiqué les propos d’Éric Duhaime lui-même, qui a déclaré vouloir « régler son cas avec Legault » dimanche dernier, lors du dévoilement de la plateforme électorale de son parti, et qui a qualifié la CAQ de « clan ennemi » sur Twitter.

« Nous n’avons pas d’ennemis en politique, nous avons des adversaires en politique », a déclaré Geneviève Guilbault.

« Régler le cas de quelqu’un, pour moi, c’est lui rendre un mauvais hommage. En réalité, c’est quelque chose de plus agressif que de dire : on va avoir de bonnes discussions décontractées », a ajouté le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, convenant néanmoins que les propos de M. Duhaime ont sans doute « un sens figuré ». .



journaldemontreal

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.
Bouton retour en haut de la page