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Droits compensateurs : Ottawa déçu par le doublement des tarifs sur le bois d’oeuvre


L’intention du gouvernement américain de doubler ses droits compensateurs sur le bois d’oeuvre canadien est décevante à Ottawa.

L’administration du président Joe Biden a annoncé mercredi qu’elle augmenterait ses droits sur le bois d’oeuvre canadien à 17,9 % en moyenne en 2022, contre 8,99 % en 2021.

Ce nouveau taux moyen sera toutefois plus élevé pour certains producteurs. Notamment, Resolute Forest Products devra faire face à des droits de douane allant jusqu’à 26,99 % sur ses exportations de bois vers les États-Unis, tandis que le prix du bois reste très élevé, malgré une baisse par rapport aux pics atteints au plus fort de la pandémie. , dit le journal Offres.

La ministre du Commerce international Mary Ng s’est déclarée « extrêmement déçue » par l’imposition de ces « droits injustes ».

« Le Canada demande aux États-Unis de mettre fin à l’imposition de ces droits injustifiés sur les produits de bois d’œuvre canadiens. […] C’est aussi une taxe imposée aux consommateurs américains, car ils augmentent les coûts du logement, des rénovations et des loyers à un moment où l’accessibilité au logement est déjà une préoccupation majeure pour beaucoup de gens », a fait valoir le ministre. par communiqué de presse.

Ottawa entend continuer de faire pression sur les États-Unis par le biais des mécanismes de règlement des différends prévus dans l’Accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique, ainsi que par l’intermédiaire de l’Organisation mondiale du commerce, afin d’obtenir une dérogation à ces droits compensateurs.

Les partis d’opposition n’ont pas manqué cette occasion de critiquer le Premier ministre Justin Trudeau, qui a rencontré ses homologues américain et mexicain au plus tard la semaine dernière lors d’un premier sommet des « trois amigos » depuis. l’ère du président Barack Obama.

« Le président américain n’a même pas prévenu le premier ministre que les États-Unis allaient doubler les tarifs sur le bois d’oeuvre. Soit le premier ministre Trudeau n’a pas parlé de bois d’oeuvre lorsqu’il a rencontré le président Biden à Washington, soit le président ne s’intéresse pas à ce que dit le premier ministre », a critiqué la chef conservatrice Erin O’Toole.

« Il est évident que les relations du Canada avec les États-Unis se détériorent sous M. Trudeau, ce qui nuit aux entreprises transfrontalières et menace les emplois canadiens », a-t-il ajouté.

Le Bloc québécois a, pour sa part, appelé Justin Trudeau à « agir » pour protéger les exportations de bois. « Le gouvernement fédéral a raté une occasion en or de faire du bois d’oeuvre une priorité. Suite à l’annonce d’aujourd’hui, il est encore plus choquant de constater que le gouvernement canadien n’a pas profité de l’arrivée de la nouvelle administration américaine pour exiger une exonération totale de tous les tarifs et de tous les quotas », a-t-il déclaré. déplore le porte-parole du Bloc en matière de commerce international, Simon-Pierre Savard-Tremblay.

Historiquement, le Canada a toujours eu gain de cause dans l’imposition de droits compensateurs sur les produits du bois et certains types de papier. Malgré tout, ce conflit commercial perdure depuis des décennies entre Québec et Washington.

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